Édouard-Amant-Isidore-Hippolyte LARTET

Edouard Lartet(Saint-Guiraud, commune de Castelnau-Barbarens (Gers), 15 avril 1801 – Seissan, Gers, 28 janvier 1871)
Avocat,
Professeur de Paléontologie au Muséum national d'Histoire naturelle (1869-1871)

Président en 1866

Après avoir étudié au collège d’Auch, Édouard Lartet prépara son diplôme d’avocat (1820) à la faculté de droit de Toulouse. Il s’installa ensuite comme avocat dans le Gers.

En 1834, il signala l’existence de plusieurs gisements fossilifères du Gers, dont Simorre et un site nouveau non nommé (Sansan). Bénéficiant de subsides officiels, Édouard Lartet réalisa de 1835 à 1838 des fouilles à Sansan où il poursuivit ses recherches jusqu’en 1851. Il y découvrit notamment, outre des ossements de mastodontes et de dinothères, les restes d’un singe qu’il nomma Pliopithecus et ceux d’un chalicothère. En 1856, il décrivit la mandibule d’un autre singe fossile découvert près de Saint-Gaudens : le dryopithèque. En 1859, il proposa d’utiliser à des fins stratigraphiques les caractères de la denture des proboscidiens fossiles.

À partir de 1858, Édouard Lartet s’intéressa à la faune quaternaire des cavernes et publia Sur les migrations anciennes des mammifères de l’époque actuelle. Deux ans plus tard, faisant écho aux travaux de Boucher de Perthes, il entreprit d’étudier les faunes des grottes du Périgord et se prononça Sur l’ancienneté géologique de l’espèce humaine dans l’Europe occidentale. Après avoir observé l’existence d’entailles « attribuées à la main de l’homme » sur des os fossiles, il apporta une nouvelle preuve irréfutable de la coexistence de l’homme avec des espèces animales disparues en décrivant une lame d’ivoire fossile sur laquelle est gravée l’image d’un mammouth (1865). Pendant ses recherches en Périgord, Édouard Lartet s’était associé au philanthrope et archéologue anglais Henry Christy (1810-1865) avec qui il conçut la publication des Reliquiae aquitanicae dont seules quelques livraisons parurent à partir de 1866.

J. GAUDANT