Albert-Auguste COCHON de LAPPARENT

Albert de Lapparent(Bourges, 30 décembre 1839 - Paris, 4 mai 1908)
Professeur de géologie, minéralogie et géographie physique à l’institut catholique de Paris (1876-1908)
Membre de l’Académie des sciences, 1897
Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences (1907-1908)

Président en 1880 et 1900

Albert de Lapparent était le fils d'un polytechnicien qui dirigea l'École des ponts et chaussées. Après de brillantes études, il fut reçu en 1858 major de promotion à l'École polytechnique et en sortit deux ans plus tard dans le Corps des mines. Il voyagea alors en Allemagne et en Autriche d'où il rapporta un Mémoire sur la constitution géologique du Tyrol méridional qui parut en 1865 dans les Annales des mines, un an après sa nomination comme ingénieur des mines.

Albert de Lapparent fut recruté en 1865 par Élie de Beaumont pour lever la nouvelle Carte géologique détaillée de la France à 1/80 000, en vue de l'Exposition universelle de 1867. Il participa ainsi à la préparation de sept feuilles, toutes situées dans le Bassin Parisien. Il décida ensuite d'approfondir ses recherches sur Le Pays de Bray dont les résultats furent publiés en 1879. Après l'Exposition universelle de 1867, fut créé un comité franco-britannique chargé d'étudier un projet de construction d'un chemin de fer sous-marin entre la France et l'Angleterre. Albert de Lapparent, qui avait acquis une connaissance approfondie du Crétacé du Bassin Parisien et qui avait été promu ingénieur en chef en 1868, collabora à ce projet avec Alfred Potier en participant à deux campagnes d'études géologiques à la mer (1875 et 1876) qui permirent de lever une carte géologique détaillée du détroit.

En 1876, Albert de Lapparent accepta l'offre qui lui fut faite d'occuper la chaire de géologie et minéralogie créée par l'université catholique de Paris. Quatre ans plus tard, il fut contraint de renoncer à son poste d'ingénieur des mines. Trois livres à succès témoignent de la vitalité de son enseignement : son Traité de géologie (1883), qui comblait une importante lacune de l'édition française et fut réédité cinq fois, son Cours de minéralogie (1884), qui connut quatre éditions, et enfin ses Leçons de géographie physique (1896).

J. GAUDANT