Jean-Baptiste-Julien d'OMALIUS D'HALLOY

Jean-Baptiste-Julien d'OMALIUS D'HALLOY(Liège, 16 février 1783 - Bruxelles, 15 janvier 1875)
Sénateur (Belgique) (1848-1870)
Membre correspondant de l’Académie des sciences, 1842

Président en 1852

Jean-Baptiste-Julien d'Omalius d'Halloy naquit dans une famille noble qui l'envoya à Paris terminer son éducation. Il en profita pour suivre les cours des plus grands savants de l'époque. C'est alors que se déclara sa vocation de géologue, qui se concrétisa par la publication en 1808 d’un Essai sur la géologie du Nord de la France (impériale). Charles-Étienne Coquebert de Montbret, directeur de la statistique au ministère de l’Intérieur, le chargea de lever la carte minéralogique de l'Empire. Ainsi, de 1810 à 1812, d'Omalius d'Halloy réalisa-t-il les explorations nécessaires pour achever cette carte qui fut remise au Conseil des mines.

Après l'écroulement de l'Empire, d’Omalius d’Halloy fut nommé en 1814 sous-intendant de l'arrondissement de Dinant puis, l'année suivante, suite au rattachement de la Belgique au royaume des Pays-Bas, gouverneur de la province de Namur. En 1816, parut tardivement son Mémoire sur l'étendue géographique du Bassin de Paris, illustré d'une Esquisse d'une carte géologique du Bassin de Paris et de quelques contrées voisines à 1/800 000. En 1822, fut imprimé l'Essai de carte géologique de la France, des Pays-Bas et des contrées voisines, accompagné d'Observations destinées à l'expliciter. Quelques années plus tard, d’Omalius d’Halloy republia cette carte, après y avoir ajouté le Sud de l'Angleterre, dans ses Mémoires pour servir à la description géologique des Pays-Bas, de la France et de quelques contrées voisines (1828).

En 1830, l'indépendance de la Belgique libéra d'Omalius d'Halloy de ses fonctions administratives. Il put à nouveau manifester son intérêt pour la géologie en publiant des ouvrages didactiques : Éléments de Géologie (1831), Introduction à la Géologie (1833), Précis élémentaire de Géologie (1843) et enfin Abrégé de Géologie (1853). Il retourna à la vie politique en 1848 en devenant sénateur puis, de 1851 à 1870, vice-président du Sénat de son pays.

J. GAUDANT