Marie-Joseph-Pierre TEILHARD DE CHARDIN

Pierre Teilhard de Chardin(Sarcenat près d’Orcines, 1er mai 1881 - New-York, 10 avril 1955)
Directeur de recherches au CNRS (1947-1955)
Prix Viquesnel, 1922
Prix Gaudry, 1952
Membre non résident de l’Académie des sciences, 1950

Président en 1926

Né au château de Sarcenat, près d'Orcines (Puy-de-Dôme), Pierre Teilhard de Chardin étudia au collège de jésuites de Villefranche-sur-Saône (Rhône) entra en 1899 dans l'ordre des Jésuites. Après avoir passé quatre années à Jersey où il étudia la philosophie, il enseigna la physique et la chimie de 1905 à 1908 dans un collège de jésuites du Caire (Egypte) puis étudia la théologie à Hastings (Angleterre) de 1908 à 1912. Ordonné prêtre en 1911, il fit l'année suivante la connaissance de Marcellin Boule qui l'initia à la paléontologie. Après l'interruption due à la Première Guerre mondiale qu’il effectua comme brancardier, il reprit ses recherches sur les mammifères fossiles des phosphorites du Quercy, tout en préparant  sa licence de sciences naturelles et en rédigeant sa thèse sur Les mammifères de l'Eocène inférieur français et leurs gisements (1922).

L'année suivante, Pierre Teilhard de Chardin réalise une mission en Chine où il rejoint le père Émile Licent, installé à Tientsin. Il séjourna à nouveau en France de 1924 à 1926, date à laquelle il fut contraint par sa hiérarchie de s'exiler en Chine. Une nouvelle carrière s'ouvrit alors pour lui, qui allait durer un quart de siècle. Il en profita pour participer à la mission de l’American Museum of Natural History en Asie centrale (1930), puis à la « Croisière jaune » (1931-1932). En 1935, il prit part à une expédition américaine en Inde. L’année suivante il se rendit à Java pour visiter le gisement du Pithécanthrope. En 1939, il s’installa à Pékin pour participer activement aux recherches sur le gisement de Choukoutien. Après avoir quitté définitivement la Chine en 1946, il obtint un poste de directeur de recherches au CNRS (1947) et séjourna cinq ans en France, préparant la publication de ses œuvres de réflexion philosophique sur l'hominisation et notamment Le phénomène humain (1955) qui lui assura une célébrité posthume.

Pierre Teilhard de Chardin s'expatria à nouveau, définitivement cette fois, en 1951 pour aller travailler à New York à la Wenner Grenn Foundation for Anthropological Researches.

J. GAUDANT