Sommaires et éditos des dossiers

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Géochronique 084, Décembre 2002 - L'Évolution Géochronique 084, Décembre 2002 - L'Évolution

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Date de mise en ligne: 10/03/2015
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Géochronique 84

L'Évolution : sujet difficile à aborder car d'approches à la fois philosophique et naturaliste, concernant deux disciplines recourant à des langages différents.
Une multitude d'ouvrages sont consacrés aux théories de l'Évolution. Pour ce dossier nous avons choisi, d'évoquer, le plus simplement possible, celles auxquelles il est habituellement fait référence.
Nous nous sommes concentrés sur les hypothèses relatives aux origines de la vie car la notion d'évolution, telle que nous l'envisageons, concerne le monde vivant, c'est-à-dire l'ensemble des transformations successives qu'ont subies les êtres vivants dans la durée des temps géologiques. C'est à des paléontologistes que nous avons demandé quelques exemples significatifs, des trilobites au primate Homo, sans négliger cependant l'apport de la génétique.

Depuis son apparition, la notion d'Evolution biologique n'est pas restée figée dans le carcan d'une définition ou d'une école : elle a ... évolué, c'est-à-dire subi une série de transformations successives. Des théories se sont succédé, contradictoires (et concurrentes) ou complémentaires : lamarckisme (début du XIXe s.) contré par le darwinisme (milieu du XIXe s.), et leurs enrichissements respectifs néolamarckisme et néodarwinisme (fin du XIXe s)., mutationisme (première moitié du XXe s.), théorie synthétique enfin (milieu du XXe s.) que n'a, jusqu'à présent, détrônée aucune explication ou conception nouvelle.
Une certitude intangible demeure : l'Evolution de tout être vivant est étroitement dépendante des conditions climatiques, physico-chimiques et biologiques du milieu dans lequel il naît, se reproduit et disparaît, que ce soit dans le cadre de sa « niche écologique » ou à l'échelle globale de la géotectonique.

La coordination de ce dossier a été assurée par J. GAUDANT et D. PAJAUD.

 

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Géochronique 085, Mars 2003 - Stockage souterrain Géochronique 085, Mars 2003 - Stockage souterrain

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Date de mise en ligne: 10/03/2015
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Géochronique 85


Stocker, c'est mettre à l'abri pour une certaine durée toute sorte de biens ou de produits, toujours avec l'intention de les reprendre plus tard. Lorsqu'il est souterrain, le stockage est un client du sous-sol, donc du milieu géologique ; c'est pourquoi Géochronique a retenu l'idée de consacrer un dossier aux stockages souterrains. Comme pour bien d'autres dossiers, la matière s'est révélée tellement abondante et diversifiée qu'il a fallu limiter les ambitions, au risque de repousser certaines contributions. [...]

Dossier coordonné par P. Duffaut et R. André-Jehan

 

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Géochronique 086, Juin 2003 - Les bactéries Géochronique 086, Juin 2003 - Les bactéries

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Date de mise en ligne: 10/03/2015
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Géochronique 86


Si l'homme est l'animal terrestre le plus évolué, il est aussi le plus complexe des vivants. Mais les bactéries sont certainement les êtres les mieux adaptés aux environnements les plus divers. Elles colonisent tous les milieux, organiques ou minéraux : le corps des animaux, les tissus des végétaux, l'atmosphère terrestre, les masses d'eau superficielles et souterraines, le sol et le sous-sol et même des mines radioactives.
On a pour cette raison supposé que les bactéries étaient les organismes primitifs à l'origine de la vie terrestre, et, par extension de pensée, qu'elles étaient les prototypes d'une vie encore à découvrir sur d'autres planètes de notre système solaire ou – pourquoi pas – d'autres systèmes stellaires. Les observations des géologues et des biologistes ont confirmé cette hypothèse à la suite de l'identification de toute une classe de bactéries prospérant dans des milieux caractérisés par des conditions extrêmes de température, de pression ou de composition chimique : les bactéries dites « extrémophiles ».

Les bactéries possèdent une énorme capacité de prolifération, leur contribution est considérable dans l'élaboration de la matière organique fossile.

On commence à percevoir toute l'importance du rôle que pourraient avoir certaines espèces de bactéries dans la genèse des gîtes métallifères. Si l'on en parle depuis longtemps pour les gisements de fer antécambriens, le champ de leur activité serait beaucoup plus étendu qu'on ne l'aurait pensé comme l'ont montré notamment les observations faites dans l'emprise des venues hydrothermales sous-marines.

Depuis quelques décennies, les bactéries jouent un rôle important dans la dépollution des sols et des eaux de même que dans les techniques de traitement des minerais par biolixiviation.

Dossier coordonné par Ph. Lagny et J.C. Michel.

 

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Géochronique 087, Septembre 2003 - La Gardette, Neves Corvo, Adamaoua Géochronique 087, Septembre 2003 - La Gardette, Neves Corvo, Adamaoua

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Date de mise en ligne: 02/03/2015
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Géochronique 87



- Des hydrocarbures pour l'avenir
- Neves corvo
- L'Adamaoua
- Carte sismotectonique du Monde
- Vajont et Longarone



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Géochronique 088, Décembre 2003 - Essor de la géologie française Géochronique 088, Décembre 2003 - Essor de la géologie française

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Date de mise en ligne: 02/03/2015
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Géochronique 88



À l'aube du XIXe siècle, la France sortait d'une période de plusieurs décennies au cours de laquelle l'étude de la Terre avait été l'apanage d'observateurs isolés qui font à nos yeux figures de géniaux précurseurs car leurs succès tiennent avant tout à leurs qualités personnelles et notamment à leur talent d'observateurs. Nicolas Desmarest (1725-1815), Jean-Louis Giraud-Soulavie (1752-1813), mais aussi Déodat Dolomieu (1750-1801) furent de cette trempe, ainsi que deux Genevois célèbres : Horace-Bénédict de Saussure (1740-1799) et Jean-André de Luc (1727-1817).

Il convenait désormais d'accroître et de structurer les moyens. Ce fut le rôle de l'École et du Corps des mines, tandis que l'organisation récente du Muséum national d'histoire naturelle et l'ouverture des facultés des sciences permirent de diffuser plus largement les connaissances.

Toutefois, l'objectif prioritaire demeurait l'établissement d'un inventaire des ressources minérales du pays, ce qui avait justifié, sous l'Ancien Régime, la tentative avortée de Jean-Etienne Guettard (1715-1786) de dresser un Atlas minéralogique de la France. La question ne manqua pas de devenir l'affaire du siècle puisque, successivement, trois projets cartographiques furent mis en chantier dans notre pays : la carte géologique de la France, les cartes géologiques départementales et la carte géologique détaillée de la France à 1/80 000.

Pour cartographier les terrains, il fallait impérativement être en mesure d'en définir la succession, c'est-à-dire de préciser leur stratigraphie, ce que les Allemands Johann Gottlob Lehmann (1713?-1767) et Georg Christian Füchsel (1722-1773) avaient déjà entrepris de faire à l'échelle locale sur le Paléozoïque du Harz puis de Thuringe, avant que William Smith (1769-1839) n'en fasse de même sur le Mésozoïque de l'Angleterre et qu'Alexandre Brongniart (1770-1847) et Georges Cuvier (1769-1832) n'établissent en 1808 la succession des terrains tertiaires des environs de Paris. Toute cette entreprise fut finalement couronnée au milieu du siècle par la synthèse stratigraphique réalisée par Alcide d'Orbigny (1802-1857) qui avait le mérite de s'articuler parfaitement avec les conceptions alors en vigueur sur la formation des montagnes.

Il restait un défi majeur à relever : expliquer la formation des montagnes que Léonce Elie de Beaumont (1798-1874) tenta d'ordonner dans des « systèmes de montagnes » avant d'imaginer la théorie du « réseau pentagonal ».

N'oublions pas, enfin, que c'est au cours du XIXe siècle que se sont constituées les principales collections géologiques, minéralogiques et paléontologiques.

Le comité de rédaction

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Géochronique 089, Mars 2004 - Pierres du patrimoine Géochronique 089, Mars 2004 - Pierres du patrimoine

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Date de mise en ligne: 02/03/2015
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Géochronique 89



La pierre est un matériau très utilisé dans la restauration des monuments historiques. Le ministère de la culture chargé de la conservation de ces édifices au titre de la loi du 31 décembre 1913, est particulièrement attentif à l'actualité technique, scientifique ou réglementaire liée à sa production et sa conservation. Le domaine est vaste et concerne des professionnels d'horizons très divers, depuis l'extraction du matériau jusqu'à sa mise en œuvre. Au sein même de la direction de l'architecture et du patrimoine, deux sous-directions importantes sont concernées par les questions relatives aux carrières de pierres : la sous-direction de l'archéologie et celle des monuments historiques .
Cette année, un effort particulier a pu être porté sur l'évolution nécessaire de la réglementation en vigueur relative à l'ouverture des carrières de pierre destinées à la restauration des monuments historiques. Un besoin de simplification administrative a été constaté qui devrait faire l'objet de mesures adaptées dans un proche avenir. L'inventaire et la protection des ressources ou carrières de pierres de restauration devenues rares ou sensibles font partie de nos actions prioritaires.
Le numéro de la revue Géochronique consacrée à la pierre et au patrimoine montre bien l'intérêt que le ministère accorde à la recherche dans ce secteur, à travers la qualité des auteurs d'articles dont beaucoup travaillent en liaison avec nos services. Je souhaite vivement qu'elle donnera l'occasion à un large public de disposer de ces informations de grande qualité sur les Pierres du patrimoine.

François GOVEN, Sous-directeur des
Monuments Historiques, Direction de l'architecture et du patrimoine

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Géochronique 090, Juin 2004 - Les sciences de la Terre, de l'école au lycée Géochronique 090, Juin 2004 - Les sciences de la Terre, de l'école au lycée

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Date de mise en ligne: 26/02/2015
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Géochronique 90



Géochronique propose pour la première fois un dossier sur l’enseignement des Sciences de la Terre de l’école au lycée. Nous tenons en premier lieu à remercier Michel Corsini, Maître de Conférences à l’université de Nice, qui a bien voulu accepter de se charger de contacter les auteurs et réunir les articles ; sans son travail cette tentative était vouée à l’échec.

L’idée de réaliser ce dossier nous est venue à la suite des travaux du récent colloque « enseignement et vulgarisation des sciences de la Terre de l’école à l’université » qui s’est tenu à Nice du 14 au 16 Mai 2003. Trois thèmes sont abordés ;
-       une mise au point sur les programmes de Sciences de la Terre dans l’enseignement primaire et secondaire, et sur la formation des Maîtres ;
-       quelques considérations sur les spécificités de l’enseignement des sciences de la Terre et les difficultés rencontrées par les enseignants et par les élèves ;
-       un aperçu sur les nouveaux outils pédagogiques à la disposition des professeurs et des élèves.

Il s’agit d’un sujet complexe, passionnant… et polémique. En effet, nous avons constaté que rares sont nos collègues géologues n’ayant pas des idées arrêtées sur ce qu’il faudrait faire selon eux dans ce domaine ; les uns voudraient que les programmes fassent une place plus large au terrain, aux faits concrets ; les autres plaident pour une étude plus approfondie des grands mécanismes géodynamiques… Mais tous s’accordent pour critiquer ce qui existe ! Avant tout nous leur conseillons de participer à une séquence d’enseignement des sciences de la Terre au collège ou au lycée, ou d’animer une sortie sur le terrain avec des élèves ; ils verront à quel point c’est difficile d’intéresser les enfants et les adolescents à la géologie et seront surpris, voire désarçonnés, par les questions posées ! Cela incite à la modestie… Dans ce contexte, il faut rendre hommage aux professeurs qui ne sacrifient pas l’enseignement des sciences de la Terre au profit de celui des sciences de la Vie, réputé plus facile ( !), particulièrement à ceux qui ont le courage, pour ne pas dire l’inconscience, d’emmener les élèves sur le terrain avec tous les risques que cela comporte !

Bien entendu ce dossier ne prétend pas à l’exhaustivité ; il ne reflète que très partiellement les orientations actuelles de l’enseignement des sciences de la Terre (programmes et pédagogie) dans le Primaire et le Secondaire. Pour lui garder un volume raisonnable, de nombreux points n’ont pu être abordés, comme par exemple la comparaison de l’enseignement en France et dans les autres pays européens, ou abordés trop brièvement, comme la formation continue des enseignants, sujet capital en regard de l’évolution rapide de la discipline et des programmes. Par ailleurs, le vocabulaire utilisé pourra parfois dérouter certains lecteurs ! Nous espérons qu’ils ne nous en tiendront pas rigueur, et nous souhaitons surtout que ce dossier suscite des réactions que nous publierons, à condition bien sûr qu’elles soient constructives.

La Rédaction

 

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Géochronique 091, Septembre 2004 - La ligne du Cameroun, Diamant, Quels géologues pour demain, Les marbres belges, Sur les traces des dinosaures, La séquestration du CO2 Géochronique 091, Septembre 2004 - La ligne du Cameroun, Diamant, Quels géologues pour demain, Les marbres belges, Sur les traces des dinosaures, La séquestration du CO2

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Date de mise en ligne: 26/02/2015
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Géochronique 91



- La ligne du Cameroun
- Diamant
- Quels géologues pour demain
- Les marbres belges
- Sur les traces des dinosaures
- La séquestration du CO2

 

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Géochronique 092, Décembre 2004 - Tunnels transalpins Géochronique 092, Décembre 2004 - Tunnels transalpins

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Date de mise en ligne: 26/02/2015
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Géochronique 92
Il est bien naturel que l’AFTES, Association française des travaux en souterrain, s’associe à la démarche de Géochronique dans ce dossier sur les grands tunnels transalpins. Ces chantiers et projets s’inscrivent en effet à la suite d’une longue histoire, dont, pour les Français, le tunnel du Mont-Blanc, le tunnel sous la Manche, et le tunnel de l’A 82, étaient et sont les points forts les plus récents. On mesurera le chemin parcouru depuis ces ouvrages, déjà considérés en leur temps comme très audacieux.

L’AFTES rassemble depuis trente-deux ans la communauté des gens de tunnels, maîtres d’ouvrage, bureaux d’études, entreprises et fournisseurs, ainsi que chercheurs et enseignants. Forte d’environ 800 membres, elle a accompagné la période faste des années 1970-1990 qui a vu notamment l’expansion du RER à Paris, des métros à Lyon, Marseille, Lille et Toulouse, ainsi que quelques tunnels sur les lignes nouvelles à grande vitesse de la SNCF et quelques tunnels routiers et autoroutiers, sans négliger les galeries d’assainissement, ni surtout les études et chantiers à l’étranger. L’action de l’AFTES s’exerce par trois canaux principaux : les groupes de travail et leurs recommandations, qui sont souvent les seules références en la matière, et sont très appréciées sur les chantiers, y compris à l’étranger ; la revue semestrielle “Tunnels et ouvrages souterrains” ; et des congrès triennaux, associant souvent les associations des pays limitrophes.

Les tunnels étant étroitement tributaires des conditions du terrain, l’AFTES a publié plusieurs recommandations à forte composante géologique. Ainsi “La description des massifs rocheux”, une des toutes premières (mise à jour en 2003), et dans le dernier numéro paru de la revue “La prise en compte des aléas géologiques dans les dossiers de consultation des entreprises”.

L’AFTES fait partie des fondateurs de l’association internationale AITES, en anglais International Tunnelling Association, ITA, dont elle partage les activités. Cette mise en réseau des expériences les plus variées est un atout précieux pour notre industrie.

En dépit de la baisse actuelle des crédits d’infrastructure, la vitalité de l’AFTES est soutenue par le marché international et dopée par les problèmes nouveaux, par exemple la sécurité et l’environnement. Vieillissement d’ouvrages anciens d’une part, problèmes financiers et juridiques sont aussi des champs d’activité qui justifient des réflexions nouvelles.

L’automne 2005 verra le prochain congrès triennal, les 10-11-12 octobre à Chambéry, sous le titre “Les tunnels, clés d’une Europe durable”, organisé en commun avec les associations d’Espagne, d’Italie et de Suisse. Les quatre thèmes sont l’économie des projets, la sécurité, les innovations techniques et les travaux de réhabilitation. La ville de Chambéry organise à cette occasion une manifestation ouverte au grand public “Arc alpin 2000” où le point sera fait sur l’avancement des chantiers, des études et des projets transalpins en cours ou en préparation.

Site Web de l’AFTES : www.aftes.asso.fr

Jean Philippe, président de l’AFTES

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Géochronique 093, Mars 2005 - Le mercure Géochronique 093, Mars 2005 - Le mercure

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Date de mise en ligne: 26/02/2015
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Géochronique 93Le mercure est un métal liquide à température ordinaire, puisque son point d’ébullition (vaporisation) est de 356°C et son point de fusion (solidification) de -39°C. Ses autres propriétés sont tout aussi intrigantes. Sa densité est assez remarquable (13,6 à 0°C). Son coefficient de dilatation thermique élevé et sa courbe de dilatation régulière ont été mis à profit dès 1611 pour la fabrication des thermomètres et plus tard des manomètres et baromètres, car il ne colle pas aux parois du tube. Il est en outre remarqué par sa tension superficielle très élevée : à cause d’elle, récupérer au sol les gouttelettes tombées d’un thermomètre cassé tenait, naguère, de l’exploit (jusqu’à ce que cet usage médical du mercure soit interdit en France, tout au moins pour les thermomètres destinés aux humains).

L’alchimie a fait grand cas du mercure. Mais si sa fortune fut effectivement liée à l’or et l’argent, c’est grâce à la découverte, au 16e siècle, de son emploi sans égal pour le traitement des minerais du Nouveau Monde, qui bouleversa l’économie de la planète. Il s’est rendu utile pour bien d’autres usages encore, pharmaceutiques, artisanaux et industriels, qui vont du mercurochrome de notre enfance aux freins ABS en passant par les plombages dentaires ou les produits de droguerie les plus courants de la maison.

Mais certains composés mercuriels polluent l’atmosphère de façon préoccupante. Les volcans aussi, mais on ne peut les arrêter. De panacée universelle, le mercure est descendu au ban de la société du développement durable. Dans les pays occidentaux, les mines ont fermé les unes après les autres. Les cours, qui étaient tombés au plus bas dans les années 70, s’emballent. Pour 2005, on s’attend, sinon à un bannissement mondial du métal, du moins à des mesures encore plus restrictives de la Commission européenne pour freiner ses utilisations.

Le mot “mercure” fait encore la pluie et le beau temps au journal météo du 20 heures, mais les thermomètres ont été retirés à jamais de la circulation. Nos enfants auront-ils jamais une idée de la fascination que le “vif argent” nous a inspirée ? Heureusement, l’archéologie et l’exploitation touristique et culturelle des anciennes mines de mercure, souvent chargées d’Histoire, prennent le relais.

La rédaction

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