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  • Séances, réunions, journées parrainées ou organisées par la SGF

    Séances, réunions, journées parrainées ou organisées par la SGF

Calendrier des évènements SGF

Séances, réunions, journées : le calendrier des manifestations scientifiques

La Société géologique de France organise et parraine chaque année des réunions scientifiques & techniques. Elle  annonce également les manifestations scientifiques organisées par ses associations partenaires, celles des institutions internationales auxquelles elle est liée, ainsi que les réunions des associations avec lesquelles elle a signé un protocole d'accord :

    Réunion/séance spécialisée de la SGF
    Parrainé par la SGF
    Organisée par une institution nationale ou internationale
    Organisée par une association partenaire à la SGF
    Manifestation où la SGF sera présente

 

134e réunion du COFRHIGÉO

134e réunion du COFRHIGÉO
Date : 21/10/2020
Date de fin : 21/10/2020
Heure : 10:30 à 17:30
Manifestation organisée par une association partenaire à la SGF
France

134e réunion du COFRHIGÉO aura lieu le mercredi 21 octobre 2020, à partir de 10h30, dans la salle van Straelen de la Maison de la Géologie, au 77 de la rue Claude Bernard, Paris 5e. Elle sera dédiée à l’histoire des exploitations minières et minérales. Étant ouverte à tous, vous êtes invités à en informer ceux que cette journée pourrait intéresser. Une inscription est recommandée pour assister en présentiel à la journée de communication du fait que la capacité de salle est actuellement limitée à 30 personnes.

La réunion, qui se tiendra de 10h30 à 12h30 puis de 14h à 17h30, suivra le programme ci-dessous.

 

Programme de 10h30 à 12h30 :

Mr Francis MELLIEZ, professeur émérite à l’Université de Lille : Le gisement houiller du Nord – Pas-de-Calais, de la fin du XVIIe siècle au XXIVe siècle... au moins

Industriellement, le bassin houiller du Nord–Pas-de-Calais a vécu les phases classiques des tâtonnements et du développement ; il vit l'après-mine. Scientifiquement, ce gisement, strictement souterrain, n'a cessé de vivre conjointement exploration et exploitation, ce qui a contribué au coût élevé de la tonne produite. L'activité extractive s'est arrêtée alors même que la connaissance scientifique avait compris la localisation latitudinale et structurale de l'ensemble des gisements varisques, mais pas encore la cinématique de l'évolution permanente du gisement. Aujourd'hui, le développement de la connaissance peut se poursuivre, tandis que le monde urbain qui s'est étendu par-dessus en perd peu à peu la mémoire physique et la notion de risque d'une part, et que la mémoire culturelle, valorisée, s'effiloche en se stylisant.

 

Mr Jean-Charles BESSON, président du Comité d'Histoire de l'Agence pour la Garantie des Droits des Mineurs : Exploitation du charbon dans les bassins de Lorraine, du Centre et du Midi

À partir du milieu du XIXe siècle, le charbon a été extrait à grande échelle, à l'Est du département de la Moselle, après plus de 40 ans de recherches et de tentatives avortées. Cette aventure industrielle s'arrêta en avril 2004 au siège de La Houve à Creutzwald, avec la fermeture du dernier puits lorrain mais également français. La production cumulée de charbon lorrain a été de 800 millions de tonnes, dont près des trois quarts ont été produits après 1945. Pour ce qui concerne les bassins du Centre et du Midi, les Archives nationales et départementales recèlent d’innombrables documents historiques attestant de l’extraction et de l’usage du charbon de terre depuis plusieurs siècles, en Provence, en Languedoc, en Auvergne, dans le Forez, le Nivernais, le Bourbonnais, en Bourgogne… Au XIXe siècle, hors Lorraine et Nord Pas-de-Calais, une trentaine de départements produisaient de la houille ou du lignite. Ainsi, plus de cinq siècles d’exploitation charbonnière dans le Centre et le Midi représentent environ 1,5 milliard de tonnes de charbon extraites depuis le Moyen-Âge, dont 460 millions de tonnes dans la seule région de Saint-Étienne.

 

Programme de 14h à 17h30

REPORTE - Mr Thierry RENAUX, Université Paris-Sorbonne, projet ANR Architecture, aluminium et patrimoine XXe-XXIe siècle : La bauxite au XIXe siècle. L'invention d'une matière première et la genèse d'une industrie

L’aluminium a été obtenu pur, pour la première fois, en 1854 par le chimiste français Henri Sainte-Claire Deville. Dans un premier temps, il extrait ce métal de l’alun. Le procédé est toutefois complexe et l’incite à chercher une autre matière première. Avec l’aide des pionniers de l’industrie de l’aluminium, il (re)découvre une roche, la bauxite, et en fait la matière première du « métal léger ». En conséquence, est créée la première exploitation industrielle de ce minerai. L’étude de cette première industrie de la bauxite, entre chimie et métallurgie, repositionne considérablement la place, jusque-là secondaire, de ce minerai dans l’historiographie.

 

Mr Christian POLAK, ingénieur géologue, Strategy & Business Development chez Orano Mining ; président du Conseil de Géologie Nancy : Histoire minière de l’Uranium

Découvert en 1789 dans un minéral de Bohème, la pechblende puis l'autunite est identifiée dans le Morvan en 1801.

L'uranium a connu trois périodes minières :

  • L’époque du verre ouraline : Dans les années 1830, Franz Riedel élabore un verre fluorescent avec l'introduction d'uranates. À partir de 1845, la production minière d'uranates débute en Bohème à Jáchymov puis en Cornouailles (1873).
  • L'époque radium : Après la découverte de la radioactivité par Henri Becquerel en 1896, les époux Curie isolent le radium de la pechblende. Alors, les exploitations d'uranium s'ouvrent hors de l'Europe, au Colorado (1913) et surtout au Congo (1922) puis au Canada (1933).
  • L'ère atomique : À partir de 1945, l'uranium est exploité frénétiquement à travers le monde ; à ce jour, 3 millions de tonnes ont été extraites, 10% de l'électricité mondiale est d'origine nucléaire et près de 50% de l'uranium provient d'Asie Centrale. Après l'hydroélectricité, c'est la source d'électricité (29%) la moins carbonée au monde.

 

Mr Jacques TOURET, ex-professeur à l’Université libre d’Amsterdam (Pays-Bas) et au Musée de Minéralogie, de l’Ecole des Mines de Paris : Le sel, de la cuisine à l’usine

Indispensable pour la conservation des aliments, le sel, abondant en Europe (Terrains du Trias, mer du Zechstein) fait l’objet d’une exploitation intense dès les temps préhistoriques (Age du Bronze), avec de grands courants commerciaux qui se poursuivent pendant la conquête romaine. Au Moyen-Age et pendant l’Ancien Régime, il procure l’essentiel des ressources financières des états, avec des impôts injustes (gabelle) qui disparaissent progressivement au XIXe siècle. Vient alors la période d’exploitation industrielle, pour le meilleur (carbonates, industrie du verre) et pour le pire (les gaz de combat de la 1ère guerre mondiale). Le sel conduit alors à la création de grands complexes industriels (Rhône Poulenc, Solvay), qui marquent le début de la mondialisation.

 

Mr Eric GROESSENS, professeur émérite à l’Université de Louvain-la-Neuve, chef de travaux honoraire au Service géologique de Belgique, membre de la Commission royale des Monuments, sites et fouilles : Une histoire des marbres exploités dans le Boulonnais

Les calcaires durs devono-carbonifère du Boulonnais furent intensément exploités comme « marbres ». Les Carrières du Boulonnais, qui produisaient le Marbre Napoléon et bien d’autres variétés, ont abandonné l’exploitation de ce type matériau en 2012 alors que les carrières de la Vallée Heureuse continuent sporadiquement l’extraction de blocs de Marbre Lunel. Le temp est donc venu de faire un historique de ces activités. Le marbre frasnien, appelé « Stinkal » est un calcaire nodulaire gris-marron, exploité depuis des siècles et utilisé essentiellement pour le pavage ; il a disparu vers la fin du XIXe siècle.

L’exploitation des marbres viséens s’est développée parallèlement à la construction de la Colonne de la Grande Armée de Boulogne-sur-Mer qui démarre en 1802. Cela a valu au plus beau de ces marbres de porter le nom de l’empereur. Depuis, bien d’autres variétés ont été nommées et se sont ajoutées à la liste des marbres du Boulonnais. L’industrie marbrière du Boulonnais était très prospère et ses débouchés universels.

 

Il est demandé d’apporter un masque. Du gel hydroalcoolique sera mis à votre disposition à l’entrée et il nous sera demandé de respecter la distanciation physique (occupation d’une chaise sur deux). La capacité de la salle est limitée à trente personnes.

 

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