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Dossier Sommaires et éditos des dossiers

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Documents

pdf Géochronique 095, Septembre 2005 - Bauxite, Bièvres, supervolcans, gisements Populaires

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Géochronique 95

 

- Bauxite : des sites à classer
- Divagation du tracé de la Bièvre dans Paris
- Des cavernes pour les physiciens du neutrino
- Supervolcan
- Les gisements de nickel, cuivre et platinoïdes
- La géologie est née en Italie !

 

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pdf Géochronique 096, Décembre 2005 - La carte géologique Populaires

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Géochronique 96

La carte géologique, instrument indispensable à toute approche du terrain, est une interprétation personnelle d’observations dispersées. Le géologue projette, sur le papier ou sur l’écran, sa culture scientifique, c’est-à-dire qu’il considère les objets après des opérations mentales et pas seulement avec des observations. Bref, la carte est une publication scientifique réalisée à partir d’observations isolées, réunies en une hypothèse cohérente, conduite à partir des concepts personnels inscrits dans la culture de son temps. Elle est une étape dans l’histoire des sciences. Cette caractéristique fondamentale n’est que rarement mise en avant par les auteurs. Il s’en suit une immense incompréhension entre eux et les utilisateurs non géologues, financeurs de la carte géologique et scientifiques d’autres disciplines.

Dans ce numéro, on trouve l’expression de besoins. Tous convergent en soulignant l’ambiguïté de la carte où ne sont pas distinguées les observations analysées et les interprétations. Des tentatives de différenciation ont été proposées dans le passé, elles ont toutes abouti à des documents peu lisibles. Il est évident qu’actuellement les moyens techniques permettent de prendre en considération l’exigence scientifique qui impose de scinder le fait observé et analysé de son extension sur des surfaces parfois très vastes.

Selon l’objectif recherché, il est possible, désormais, sur une carte classique, c’est-à-dire sur un document subjectif, de localiser par leurs coordonnées les sites observés ; chacun d’eux correspond à l’étude d’un affleurement, par exemple. La carte géologique, document synthétique, donne une image qui comprend, d’une part, ces données, d’autre part, de très vastes étendues interprétées avec les concepts en vigueur pour l’essentiel, originaux pour quelques uns. Les lecteurs et les utilisateurs doivent pouvoir évaluer le degré de fiabilité du document selon leurs besoins.

Compte tenu des référentiels géographiques, il est possible d’intégrer les données non affleurantes et leurs variations temporelles (débit et qualité de l’eau, variations des caractéristiques du sol, etc.).

La carte est à la convergence des efforts de toutes les disciplines des sciences de la Terre ; si elle doit rester un document esthétique, elle doit devenir un réceptacle du savoir des différents spécialistes. Toute donnée n’a qu’une valeur éphémère qui évolue et se précise avec les progrès des techniques et des concepts. Parmi les bases de données, certaines peuvent être exprimées à la demande, en complément du cadre général. Une nouvelle cartographie est en train de naître de manière anarchique : un spécialiste publie des informations sur des affleurements, des forages, des observations obtenues par différentes techniques de télédétection, mais ne peut, ne veut ou ne sait les intégrer dans un document collectif. Cette oeuvre de regroupement élaboré d’informations, qui fait évoluer les informations recueillies, ne peut relever que d’un service public scientifique oeuvrant dans la durée et qui en assure la cohérence.

La démarche, évidente pour des cartes à 1/50 000, peut s’appliquer aux différentes échelles. Sans carte générale, l’utilisateur trouve une tour de Babel, chacun parle, écrit, expose sans que l’autre sache démêler ce qui est fondé spatialement et temporellement et ce qui est hypothèse. La carte est un document sans cesse retouché. Ces multiples retouches, de temps à autre, conduisent à une réédition regroupant de manière cohérente les informations les plus solides. La lecture d’une carte, comme son lever, est une étape indispensable à la formation de tout géologue. Elle évolue grâce aux techniques d’analyse et de communication. Ce dossier le montre à l’évidence.

Jean DERCOURT

Université Pierre et Marie Curie Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences

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pdf Géochronique 097, Mars 2006 - Les eaux souterraines Populaires

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Géochronique 97

Les eaux souterraines

Un "patrimoine commun" à préserver coûte que coûte...
Elle est souvent là, invisible, inaudible... à couler lentement à 5, 10, 100... mètres sous nos pieds et pourtant elle fait, dans beaucoup de cas, partie de notre vie de tous les jours, directement, quand on ouvre le robinet pour se désaltérer ou se rafraîchir, ou encore indirectement, quand on déguste un fruit qui lui doit en partie sa saveur et son éclat, voire sa survie, pour avoir été arrosé à bon escient durant un été sec et brûlant.
L'eau souterraine est aujourd'hui considérée en Europe, et en France, comme étant un patrimoine commun qu'il faut protéger et préserver pour les générations futures. C'est tout le sens de la Directive Cadre européene sur l'Eau d'octobre 2000 qui impose d'atteindre le bon état en 2015 au niveau de l'ensemble des masses d'eau. Dans ce combat, le BRGM est très impliqué, depuis la rationalisation du réseau national de suivi des nappes et la construction de la base de données nationale sur les eaux souterraines, jusqu'à l'élaboration d'outils de modélisation complexes et de méthodes socio-économiques innovantes pour développer une nouvelle approche étendue et plus précise de la gestion des ressources en eau.
Mais ce "patrimoine commun" que représentent les eaux souterraines ne pourra véritablement être préservé que lorsque chacun aura vraiment pris conscience, à tous les niveaux, des enjeux et, notamment, de la fragilité de ce capital et de la portée des conséquences de ses actions quotidiennes à son égard. Pour cela, il est nécessaire de continuer à communiquer et à informer sur le sujet. Ce dossier de Géochronique entend montrer le rôle très actif, dans ce domaine, des Agences de l'Eau, des DIREN, des universités, du BRGM et des hydrogéologues du domaine tant associatif que privé.

D. Pennequin Chef du Service Eau, BRGM

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pdf Géochronique 099, Septembre 2006 - Regards sur... Forages profonds, Histoire de la géologie, Méga-lac Tchad, Mines de Trepca Populaires

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Geochronique 99 

- A propos des forages profonds
- Il y a 200 ans… l’École pratique des mines du Mont-Blanc
- L’histoire de la géologie fait partie intégrante des sciences
- Le méga-lac Tchad holocène révélé par télédétection
- Le musée minéralogique de Trepca (Kosovo) : un patrimoine à sauver

 

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pdf Géochronique 098, Juin 2006 - Le temps Populaires

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Géochronique 98

 
Le temps

Parler du temps dans Géochronique : quelle évidence !

Lors de la préparation du dossier consacré au temps, nous vivions "l'année de la physique". La tentation était forte de succomber à cet intérêt très tendance. Mais alors, il eût fallu y consacrer de nombreuses approches. Nous avons choisi de dédier à ce temps particulier, celui de la relativité, une seule citation d'Albert Einstein : « Asseyez-vous une heure près d'une jolie fille, cela passe comme une minute. Asseyez-vous une minute sur un poêle et cela passe comme une heure. C'est cela la relativité ».

Le temps possède diverses acceptions. Il peut être ressenti comme cyclique (le renouvellement des saisons) ou comme vectoriel (la flèche du temps qui passe). De nombreuses appréhensions du temps sont possibles selon les cultures, selon les religions et les sciences. Le temps est parfois abordé comme un temps social, un temps psychologique, un temps de la conscience. Ces acceptions ont chacune leur raison d'être, leur champ d'étude et d'application. La notion du temps la plus fréquente reste celle du temps vectoriel, celui de l'histoire. C'est celui dont il est question ici.

Le temps n'est ni de la matière que l'on peut toucher, ni de l'espace que l'on peut parcourir, ni des ondes, ni de l'énergie ou de la chaleur que l'on peut ressentir. Il n'est directement perceptible par aucun des cinq sens et pourtant, il a une réalité. Il représente une valeur objective, puisqu'il se mesure. Et pourtant, il nous arrive de l'interpréter comme une grandeur subjective. Là où une petite fille trouve le temps long, sa maman ne voit pas le temps passer. Alors, comment décrire le temps ? Sa meilleure définition date finalement du IVe siècle : « qu'est-ce que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais, mais si on me le demande et que je veuille l'expliquer, alors je ne le sais plus » disait saint Augustin.

P. DE WEVER

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pdf Géochronique 100, décembre 2006 - Les Mondes Planétaires Populaires

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Géochronique 100


C’est à un voyage exceptionnel dans le système solaire que ce dossier du numéro 100 de Géochronique convie ses lecteurs :

- exceptionnel parce que tous les mondes planétaires – les planètes et leurs satellites – les plus intrigants sont visités ;

- exceptionnel car il “oublie” notre Terre au profit des autres corps de la banlieue solaire, l’évoquant simplement au passage de la sonde Mariner 10 il y a plus de 30 ans comme une belle planète bleue porteuse de vie accompagnée de son gros satellite, la Lune ;

- exceptionnel aussi car il fait le point le plus actuel possible sur les connaissances acquises par les sondes spatiales en activité ;

- exceptionnel enfin du fait de la qualité des contributeurs, tous scientifiques français engagés dans les programmes de recherche des grandes agences spatiales internationales, l’ESA et la NASA principalement.

A-t-on vraiment et volontairement oublié la Terre ? Certainement non si l’on excepte son extrême particularité de posséder une biosphère abritant la vie. Si, par contre, on la regarde du point de vue du géologue, on cherche à mieux la comprendre en s’appuyant sur ce que nous apprennent les autres mondes planétaires :

- la dynamique récente ou actuelle de Vénus et de Io, le satellite de Jupiter le plus proche de sa planète, nous montre la diversité de l’activité volcanique et tectonique d’un corps planétaire ;

- les planètes Vénus, Mars et Titan, le gros satellite de Saturne, possèdent une atmosphère ; elles ouvrent des pistes pour mieux appréhender l’effet de serre ou pour tenter de comprendre l’environnement prébiotique de la Terre primitive ;

- certains gros satellites glacés de Jupiter abritent, ou ont abrité, des océans sous l’épaisse banquise qui les recouvre, à la manière du lac Antarctique sous glaciaire de Vostok ;

- Mercure, Mars et de nombreux satellites, à la surface criblée de cratères d’impact, nous rappellent que la Terre a elle aussi été intensément bombardée dans sa jeunesse par des planétoïdes ;

- Mars, la cible la plus explorée par des sondes en orbite – dont la sonde européenne Mars Express – ou par des robots mobiles – les deux rovers américains MER –, nous fournit les premiers éléments d’une géologie planétaire comparative, depuis les formes éoliennes actuelles jusqu’aux sédiments anciens qui sont des cibles privilégiées pour les recherches de traces de vie primitive extra-terrestre.

Bon voyage !

Jacques-Marie Bardintzeff, Nicolas Mangold, Pierre Soléty

 

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pdf Géochronique 101, mars 2007 - De la Géologie aux Géosciences Populaires

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101
Ce dossier est destiné à compléter celui, consacré à l'Essor de la Géologie française, que
Géochronique a publié en décembre 2003, dans son n°88. Celui-ci porte sur le XXe siècle qui a été principalement marqué par la révolution scientifique qu'a constitué, au cours des années 60, l'émergence de la théorie de "l'expansion des fonds océaniques", couronnée peu après par celle de la "tectonique des plaques". Comme chacun sait, cette révolution, qui a fondamentalement rénové notre conception de l'histoire et de la structure de notre planète, a été rendue possible par la mise en œuvre de techniques nouvelles issues des sciences physico-chimiques.

Pour la première fois, une théorie de la Terre, à laquelle adhère aujourd'hui la quasi-totalité des géologues, fut ainsi proposée avec succès. Elle avait certes été précédée, un demi-siècle plus tôt par la théorie de la "dérive des continents", proposée par Alfred Wegener qui, faute d'en donner une explication crédible, ne convainquit qu'une faible minorité de géologues.

L'introduction des méthodes physico-chimiques dans l'étude de la Terre eut pour effet de produire, au cours de la seconde moitié du siècle, une mutation profonde dans la manière de pratiquer la géologie. L'utilisation d'équipements lourds modifia en effet radicalement la façon d'étudier notre planète. Là où, précédemment, la recherche était une activité individuelle, conduite le plus souvent dans le cadre d'un laboratoire universitaire, un changement d'échelle se révéla indispensable pour financer l'acquisition des appareillages nécessaires et pour fédérer les équipes de recherche.

C'est alors que l'intervention du CNRS se révéla décisive à travers une stratégie de programmes fondés sur la réalisation d'objectifs communs. C'est ainsi que naquirent en 1963 les Recherches coopératives sur Programme (RCP), puis, en 1966, les Laboratoires associés (LA), destinés à soutenir des laboratoires universitaires auxquels un label d'excellence était ainsi accordé. À titre d'exemples, bénéficièrent alors de cette reconnaissance le laboratoire de géochronologie que dirigeait Maurice Roques (1911-1997) à Clermont-Ferrand et le centre de recherches géodynamiques de Louis Glangeaud (1903-1986) à Paris. Tous deux contribuèrent alors à la modernisation de la recherche. En 1971, furent ensuite créées les Actions thématiques programmées (ATP). Avec la fondation en 1967 d'un Institut national pour l'Astronomie et la Géophysique (INAG), la géophysique se trouva bientôt placée au centre des priorités du CNRS. Cela permit aux géophysiciens français de lancer un important programme pluridisciplinaire de recherches sur l'Himalaya et le Tibet et d'entreprendre l'Étude continentale et océanique par Réflexion et Réfraction sismiques (ECORS). Ultérieurement, en 1985, la mutation de l'INAG en un Institut national des Sciences de l'Univers (INSU) dont la compétence englobe l'ensemble des sciences de la Terre, assura à la géophysique une position prééminente au sein de celles-ci. Ainsi, en un quart de siècle, s'est produit un profond changement de la façon de concevoir les recherches géologiques. Il entraîna l'éclatement d'une science quelque peu hétérogène connue sous le nom de "géologie" en un agrégat de disciplines auquel on appliqua tout d'abord la dénomination de "sciences de la Terre", puis celle de "géosciences".

Les quelques pages que Géochronique consacre à ce sujet sont loin de rendre compte de toutes les évolutions des sciences de la Terre au cours d'un siècle fécond en découvertes. On remarquera notamment que l'œuvre considérable réalisée hors de France par les géologues français a été totalement passée sous silence.

J. GAUDANT

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pdf Géochronique 132, Décembre 2014 - La Corse alpine Populaires

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Geochronique 132
La Corse alpine

La lecture des cartes géologiques publiées depuis la fin du XVIIIe siècle permet de suivre l'histoire de la découverte géologique de la Corse alpine (Ph. Rossi) jusqu'à l'époque actuelle et la fin du programme de cartographie géologique à 1/50 000 (J.-C. Lahondère). Les relations du bloc corso-sarde avec le continent avaient déjà été envisagées par E. Argand mais c'est l'utilisation du paléomagnétisme qui a permis de comprendre la cinématique du mouvement qui a conduit les îles à leur emplacement actuel (J. Gattacceca). L'originalité de la Corse alpine est sa position à la charnière Alpes-Apennin. La Corse a évolué au cours du Tertiaire dans un contexte en convergence (rapprochement Afrique- Europe) et représente une portion de la marge européenne de la Téthys qui est – comme dans les Alpes – d'abord entrée en subduction sous la plaque adriatique au Paléocène mais qui, à la fin de l'Éocène, suite à l'inversion du sens de la subduction, s'est retrouvée en position de plaque supérieure lors de la subduction apenninique sous l'Europe. Pendant l'Oligocène, le retrait vers l'est de la lithosphère océanique plongeante de la plaque adriatique en subduction provoque l'ouverture arrière-arc du Bassin liguro-provençal, la rotation antihoraire du bloc corso-sarde, le volcanisme calco-alcalin sarde et de la marge ouest corse et enfin l'ouverture plus tardive de la mer Tyrrhénienne (J. Malavieille et G. Molli). La mise en évidence d'une extension généralisée en Corse pendant l'Oligocène et le Miocène et la compréhension de la dynamique des flux mantelliques liés au retrait du panneau plongeant sous les Apennins replacent cette histoire dans l'environnement de la Méditerranée occidentale (L. Jolivet). Les Schistes lustrés de la Corse alpine comprennent tous les éléments de la paléomarge téthysienne, depuis les unités les plus externes à dominante ophiolitique, et à faible degré de métamorphisme, jusqu'aux unités les plus internes et les plus métamorphiques qui correspondent à la zone de transition océan-continent (A. Vitale-Brovarone). Les paragenèses métamorphiques de haute pression-basse température y sont remarquablement préservées ; la conservation exceptionnelle de la lawsonite compte même la Corse alpine au nombre des très rares exemples mondiaux.

Le contenu sédimentaire des formations miocènes post-nappes (M.-D. Loÿe-Pilot et M. Ferrandini) montre que, jusqu'au Tortonien, les matériaux détritiques en Plaine orientale sont issus du batholite hercynien de la Corse occidentale, transportés par-dessus la Corse alpine submergée à cette époque. C'est au cours du Tortonien supérieur- Messinien basal (vers 7-8 Ma) que l'arrivée de détritus grossiers en provenance des Schistes lustrés révèle la surrection de la Corse alpine.

Les marges corses (P. Guennoc et I. Thinon) résultent d'événements qui se sont succédé depuis l'histoire pré-rift, durant l'ouverture du Bassin liguro-provençal entre 30 et 15 Ma et la rotation du bloc corso-sarde. Comme dans les autres marges de la Méditerranée, la crise de salinité messinienne, entre 5,9 et 5,33 Ma, y a laissé des empreintes importantes. Le domaine de la transition continent – océan, entre bassin liguro-provençal et côtes de Corse occidentale, est caractérisé par la présence d'une activité volcanique mise en place lors de l'ouverture. Bordant la Corse alpine, le bassin Est-Corse est le plus étendu du système toscan et serait contemporain de l'ouverture du Bassin liguro provençal et de la première phase d'ouverture de la mer tyrrhénienne. En liaison avec les changements climatiques, l'importante sédimentation plio-quaternaire a conduit à l'élargissement, voire à la construction, de la plate-forme insulaire par prismes sédimentaires successifs, en particulier au large de la plaine de Bastia.

Témoins du plancher océanique téthysien, les ophiolites de la Corse alpine ont été exploitées pour l'amiante, parmi ces mines, celle de Canari, au nord de Saint-Florent fut l'une des plus importantes en Europe. Le risque sanitaire dû à l'amiante en Corse alpine n'est pas toutefois seulement restreint aux anciennes mines – ou lié aux matériaux de construction en contenant – mais il est aussi présent dans l'environnement naturel. En effet, tous les massifs ophiolitiques renferment – ou sont susceptibles de renfermer – de l'amiante. Soumises à l'érosion naturelle et aux activités humaines, ces roches peuvent se désagréger et libérer dans l'air, plus ou moins rapidement, les fibres d'amiante qu'elles renferment (D. Lahondère). Ce dossier rappelle enfin le passé minier de la Corse alpine (A. Gauthier, J. Féraud). Aujourd'hui si les anciennes mines de la Corse alpine peuvent aussi être source de préoccupations sanitaires pour les populations, leur visite offre en revanche de grandes satisfactions pour le minéralogiste.

En forme d'hommage à M. Durand-Delga qui a œuvré, avec ses élèves à la Sorbonne puis au Laboratoire de Géologie Méditerranéenne à Toulouse, à la connaissance non seulement de la Corse mais aussi de l'ensemble de l'orogène alpin en Méditerranée.

Ph. ROSSI

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pdf Géochronique 131, Septembre 2014 - Regards sur... L’île de Pâques, Sites à traces de pas de dinosaures, Inventaires géologiques en Europe, Archéocyathes et éponges hypercalcifiées, Le Gallium Populaires

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Geochronique 131 Chers lectrices et lecteurs,

Vous avez été un grand nombre à donner de votre temps pour répondre aux quelques questions qui composaient l’enquête de lectorat que nous avons souhaitée réaliser à la fin de l’année 2013. En premier lieu, vous nous avez témoigné votre grande satisfaction et votre attachement à Géochronique et nous vous en remercions chaleureusement ! Vos commentaires et suggestions très constructifs nous sont, de plus, très précieux pour continuer à vous proposer chaque trimestre un contenu de qualité. Nous avons d’ores et déjà tenu compte de certaines de vos remarques. Depuis quelques temps, il vous est aussi possible d’obtenir Géochronique sous forme électronique.

Une nouvelle rubrique va aussi faire son apparition. La géologie étant avant tout une science de terrain, nous avons en effet décidé de vous renvoyer vers celui-ci en vous suggérant des escapades sur des affleurements clés ou des petits itinéraires illustrant les thématiques habituellement proposées par Géochronique.

Après cette petite annonce, place maintenant à la découverte de ce numéro 131 où il est entre autre question de métal stratégique, de patrimoine géologique et de lointaines contrées. Bonne lecture.

La Rédaction

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pdf Géochronique 130, Juin 2014 - Géoarchéologie des ports antiques Populaires

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Geochronique 130 Géoarchéologie des ports antiques

À première vue, les lecteurs habituels de Géochronique seront peut-être surpris par ce dossier au sujet original.

Or, il a toute sa place dans notre revue. En effet­, il illustre de façon exemplaire l'apport à l'archéologie de disciplines et de méthodes utilisées couramment en sciences de la Terre : géochimie, géographie physique, géomorphologie, palynologie, sédimentologie et stratigraphie. Leur utilisation permet de définir avec précision les paléoenvironnements qui se sont succédé au cours du temps et qui ont conditionné l'installation, le développement et éventuellement l'abandon des sites portuaires antiques.

Nous sommes certains que nos lecteurs prendront autant de plaisir que nous à lire ce dossier, coordonné par C. Morhange que nous remercions vivement.

La Rédaction

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