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Guide de l’eau 2010-2011

Auteurs : -
Editeurs : Éditions Johanet
Nombres de page : Pagination multiple
Prix public : 198 €
Date de parution : 2010

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La 40ème édition du Guide l’eau se situe dans la ligne de celles qui l’ont précédé, tant sur le plan du découpage que du contenu, les données étant annuellement complétées et actualisées. La présentation du Guide reste inchangée avec un découpage en quatre parties :
I. Le cadre institutionnel (222 p.).
II. Les acteurs (387 p).
III. Les données (109 p.).
IV. L’offre de biens et de services (474 p.).

Par rapport à la version 2009-2010,la partie IV a été nettement renforcée,les autres parties ayant faiblement augmenté. Le cadre institutionnel est abordé par niveau : international, européen, national,régional, bassin, départemental, communal. Comme pour l’exercice précédent, une
section spécifique traite des établissements publics de l’État ayant une mission de service public en matière d’eau. Au répertoire des textes législatifs et réglementaires, qui démarre en 1852 et va jusqu’au 15 avril 2010, est joint une table analytique par mots-clefs, ainsi que des textes de référence du droit national (dont la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques et le décret du 25 mars 2007 sur l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, ONEMA) et du droit communautaire (dont la directive 2000/60/CE du23 octobre 2000 sur la politique communautaire dans le domaine de l’eau, et la directive 2008/105/CE du 16 décembre 2008sur les normes de qualité environnementale dans le domaine de l’eau).

Dans la 2ème partie consacrée aux différents acteurs, sont distingués (par ordre alphabétique, sauf indication contraire) :les pouvoirs publics (par niveau, international à local), les organismes d’études et de recherches, les syndicats professionnels, les associations, les ONG, les organismes de formation (initiale, niveaux CAP – BEP et Supérieur, et continue), les laboratoires agréés (par bassin, arrêtés des 29 novembre2006 et 11 octobre 2007) et les spécialistes. Sont également présentés les publications et périodiques techniques et professionnels,une liste bibliographique, les sites Web et bases documentaires.

Classiquement, la 3ème partie sur les données se limite aux programmes d’intervention des six Agences de l’eau. La dernière partie se présente sous la forme d’un annuaire sur l’offre de biens et de services,avec plusieurs volets présentés par ordre alphabétique : fournisseurs (244 p.), marques,rubriques professionnelles, professionnels par thématique.

Fidèle à sa tradition, le Guide de l’eau 2010-2011 conserve sa forte valeur d’usage comme référentiel documentaire pour tous les acteurs et utilisateurs du domaine de l’eau.

La Rédaction

La Loire Agent géologique

Auteurs : Collectif
Editeurs : La revue du BRGM pour une Terre Durable,n°12,
Nombres de page : 132
Prix public : en téléchargement gratuit ici
Date de parution : 2010


Ce numéro spécial de Géosciences concerne la Loire elle-même, mais au-delà, l’ensemble du bassin hydrographique. Un numéro similaire aurait pu être fait sur la Seine, la Garonne ou le Rhône. On peut considérer qu’un ensemble de facteurs ont joué pour privilégier la Loire : la position du BRGM à Orléans et son implication dans les programmes de recherche sur la Loire, la tradition de l’université de Tours en matière de recherches sur la Loire, les programmes développés autour de la Zone Atelier Loire(ZAL) de l’amont jusqu’à l’aval du bassin, ou encore le classement de 280 km de Loire (Sully-sur-Loire à Chalonnes-sur-Loire) au Patrimoine mondial de l’Humanité, dont on a célébré le 10ème anniversaire en décembre 2010 et qui donne lieu à un petit article dans ce numéro de Géosciences. Conformément à la tradition de la revue, ce numéro est présenté avec une riche iconographie en couleurs (cartes, photos et figures).

Après une présentation géologique du bassin de la Loire illustrant les connaissances acquises au fil notamment des travaux de la Carte géologique de France, plusieurs articles portent sur la Loire elle-même et plus particulièrement sur les processus géochimiques qui interviennent (usine à carbonates et signatures géochimiques), l’hydrogéologie karstique avec l’exemple du Val d’Orléans et la diversité des paysages ligériens. À l’échelle du bassin, ce sont deux visions qui sont proposées, respectivement sur les zones humides et sur les impacts potentiels du changement climatique. Un regard économique est aussi inclus, à la fois sur les richesses minérales du territoire du bassin, faut-il dire pour mémoire sauf en matière de roches et minéraux industriels, et sur les atouts énergétiques avec un accent mis sur la géothermie. Le numéro propose également un regard sur le bâti ligérien au travers d’un parcours de la carrière au monument et une analyse en retour sur les enseignements tirés de l’étude des très vieux ponts.

Comme on le voit, les thèmes abordés dans ce numéro sont très divers, ce qui n’empêche pas de penser que quelques thèmes complémentaires auraient pu être développés. Sur le plan de la recherche scientifique,un article sur ce qui a été fait dans le cadre de la Zone Atelier Loire, programme coopératif majeur sur le bassin aurait été le bien¬venu, d’autant qu’il s’agit des interactions homme-milieux et que beaucoup de sujets abordent la géologie récente, depuis le Tardiglaciaire. De même les nombreux travaux de l’amont (universités de Clermont-Ferrandet de St-Étienne) ou de l’aval (université de Nantes) ne sont guère abordés. On aurait pu aussi imaginer une présentation de l’état des connaissances sur l’évolution du suivi des transits sédimentaires et de l’enfonce¬ment du lit de la Loire (au-delà de deux encarts, l’un sur le Système d’information sur l’évolution du lit de la Loire, SIEL, l’autre sur le transport solide). En outre, même dans un numéro titré « La Loire Agent géologique », la question des inondations aurait mérité une plus grande place (au-delà d’un petit article sur la Loire imprévisible),notamment en ce qui concerne le rôle joué par les eaux souterraines, après plusieurs colloques consacrés à ce sujet, notamment le 150ème anniversaire de la crue de 1856, ou la création,à Orléans, du Centre européen de prévention du risque d’inondation (CEPRI). Mais quoiqu’il en soit, ne boudons pas notre plaisir, un numéro régional sur la Loire était le bienvenu et un large public trouvera son compte dans la diversité des sujets abordés.

La Rédaction

Stratotype Albien

Auteurs : Claude Colleté Coord.
Editeurs : MNHN, Biotope, Éditions Mèze, BRGM Orléans
Nombres de page : 332
Prix public : 35 €
Date de parution : 2010

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Dans la ligne du tome 1 de la collection consacrée au Lutétien (2008), l’ouvrage sur le stratotype Albien nous rappelle d’abord l’histoire et les grands auteurs qui ont travaillé sur l’Albien de l’Aube : Jean-Étienne Guettard, Alcide d’Orbigny, Alexandre Ley¬merie et Pierre Destombes. La succession géologique et la position de l’Albien sont évidemment au cœur de l’ouvrage et il faut d’emblée souligner que le stratotype de l’Albien est défini à partir d’une série de sites d’affleurements, sur lesquels l’ouvrage donne des détails, et non à partir d’un site unique dont la coupe serait prise comme stratotype. La coupe d’ensemble reconstituée comporte, sur 125 m d’épaisseur, deux formations : les Argiles tégulines1 de Cour-celles (3 faciès) et les Marnes de Brienne (2 faciès). L’ouvrage se poursuit par une présentation de la paléogéographie mondiale de l’Albien, un long développement sur le contenu paléontologique de l’étage :ammonites principalement, mais aussi nautiles, bivalves, gastéropodes, échinodermes, brachiopodes, crustacés, requins et raies, reptiles, fossiles microscopiques et paléoflore.

Avec l’Albien et l’Homme, on aborde la valorisation des matériaux issus de l’Albien. Les sables verts et les argiles sont utilisés dans les tuileries2 et les grès verts en construction. Rappelons aussi l’importance de l’aquifère des sables verts pour l’alimentation en eau potable. Un petit développement est également consacré à la région des grands lacs de Champagne méridionale et à l’installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND) de Montreuil-sur-Barse. Le dernier chapitre porte sur le patrimoine géologique, en particulier in situ (ISDND de Montreuil-sur-Barse, tant que celui-ci reste en activité et gisements le long de la rivière Aube entre Unienville et Mathaux) et dans les collections de divers musées d’histoire naturelle (Auxerre, Bourges, Genève, Grenoble, Le Havre, LeMans, Lille, Paris - MNHN, Saumur, Troyes)ou autres (Saint-Dizier, Saumur), universités (Dijon, Lyon 1, Paris 6), sans oublier l’Association géologique auboise. En annexe, on trouvera les adresses des centres de conservation, les sites internet et bases de données, une bibliographie, un glossaire et les adresses des auteurs de l’ouvrage.

Cet ouvrage est destiné en priorité aux chercheurs, amateurs éclairés et enseignants. Pour les spécialistes, il apporte une mine d’informations, en particulier sur les aspects sédimentologiques et paléontologiques du stratotype. Les amateurs éclairés sont souvent très engagés dans la recherche locale sur laquelle ils ont acquis une grande compétence, et c’est bien le cas de l’Association géologique auboise. Pour les enseignants, il propose un répertoire de sites de visite et des explications sur ce qu’on peut y découvrir. Il ne faut pas oublier la composante économique et tant l’Albien aquifère que l’Albien source de matériaux peuvent susciter un intérêt d’actualité ou de mémoire.

La Rédaction

Améliorer la protection des captages d’eau souterraine destinée à la consommation humaine

Auteurs : Jean-François Vernoux et Rémi Buchet cord.
Editeurs : Éditions BRGM
Nombres de page : 66
Prix public : cliquer ici pour télécharger de document
Date de parution : 2009


Cet ouvrage comporte deux grandes parties : des généralités et une série de 8 fiches de cas. La première partie présente les différents risques de pollution des captages, les outils réglementaires de protection (périmètre de protection et aire d’alimentation), les types d’actions de prévention que l’on peut mener en différents contextes (industriel, urbain, agricole)et le financement des actions. Les études de cas concernent plusieurs grands types d’aquifères : formations sédimentaires incluant la spécificité du karst, alluvions,arènes de roches granitiques.

Ce guide, simple de conception et très orienté vers la pratique a une grande valeur d’usage pour une diversité de publics s’intéressant à la protection des captages.Les généralités leur permettent de se familiariser aux différents aspects concernant le sujet et les fiches de cas leur montrent des exemples concrets de pratiques. Au-delà, on entre dans le domaine des guides techniques ou réglementaires, beaucou pplus détaillés, ce qui n’était pas l’objectif de cet ouvrage.

La Rédaction

L’accès à l’assainissement, un droit fondamental

Auteurs : Henri Smets
Editeurs : Éditions Johanet
Nombres de page : 480
Prix public : 46 €
Date de parution : 2010

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L’accès à l’assainissement est non seulement un droit fondamental, comme le dit le titre de l’ouvrage, mais il est également essentiel à la dignité humaine comme le rappelle la préface. C’est d’ailleurs cette vision que viennent soutenir les quatre 1ères contributions de cet ouvrage qui en constituent la première partie. La seconde partie est essentielle dans ce livre car elle propose une comparaison du droit interne sur l’assainissement dans 16 pays, dont 10 d’Europe soit, par ordre alphabétique : Argentine, Autriche,Belgique (Régions wallonne et flamande),Burkina Faso, Cameroun, Chili, Espagne, Finlande, France (texte d’Henri Smets), Irlande, Madagascar, Pays-Bas, Roumanie, Sénégal, Suède, Suisse.

La troisième et dernière partie de ce livre porte sur le droit comparé, le droit humanitaire et le droit international. Rédigé par Henri Smets, le volet sur le droit comparé concerne le droit à l’assainissement dans les constitutions et les législations nationales. De nombreuses constitutions reconnaissent un plusieurs des droits fondamentaux suivants : santé, services sociaux ou sanitaires de base, logement décent, environnement sain ou dignité. Au niveau des législations nationales, alors que le droit à l’eau est unanimement reconnu comme un droit fondamental de l’homme, ce qui se traduit dans l’affectation des dépenses publiques, le droit à l’assainissement dépend des civilisations et des conditions de vie et notamment du contexte urbain ou rural. Sur la question du droit humanitaire, deux exemples spécifiques sont traités : l’accès à l’eau et à l’assainissement dans la bande de Gaza, et les normes d’assainissement pour les interventions lors des catastrophes. Au registre du droit international, en dehors d’une présentation sur la directive européenne sur les déchets urbains et du Protocole de Londres sur les cours d’eau transfrontaliers et les lacs internationaux, c’est une vision générale qui est proposée qui montre que le droit à l’assainissement est de plus en plus reconnu comme un droit individuel, même s’il ne figure explicitement dans aucun accord mondial.

L’ouvrage proposé est d’une grande utilité pour les décideurs et gestionnaires de l’assainissement, surtout par les comparaisons entre pays qu’il propose, qui ne sont pas forcément très nombreuses sous cette forme synthétique.

La rédaction

Le cristal et ses doubles

Auteurs : Jean-Claude Bouillard
Editeurs : CNRS éditions
Nombres de page : 350
Prix public : 59 €
Date de parution : Décembre 201

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Il s’agit manifestement d’un ouvrage dont l’élaboration a été longue puisqu’il est préfacé par Hubert Curien, décédé en 2005. Plus concrètement, cet ouvrage est associé à un projet d’exposition sur macles (associations de cristaux de même nature selon des lois géométriques précises) et épitaxies (cristaux d’espèces minéralogiques différentes orientés conjointement en raison de similitudes de réseaux), en lien avec les ressources de la collection de minéraux de l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC), cette dernière étant ouverte au public depuis 1970.

Même si la 3ème partie de l’ouvrage peut s’apparenter à un catalogue d’exposition de minéraux sélectionnés, l’ouvrage va bien au-delà puisqu’il propose d’emblée l’histoire des théories et expérimentations qui se sont succédé depuis le XVIIIe siècle avant d’aboutir à une convergence relative aujourd’hui, à la fois minéralogique et cristallographique. Il faut aussi dire que le sujet ne relève pas que de collections regroupant ces formes cristallines particulières que sont les macles, mais se situe au carrefour de plusieurs sciences : minéralogie, mécanique, métallurgie et physique de la matière condensée, ce qui revient d’emblée à dire à quel point le champ d’application de ce domaine de la cristallographie est vaste.

Au premier chef, il s’agissait de savoir comment les minéralogistes et les physiciens de la cristallographie allaient se retrouver. L’histoire fait intervenir successivement Jean-Baptiste de Romé de l’Isle, l’abbé René-Just Haüy, Gabriel Delafosse, Louis Pasteur, Auguste Bravais à qui l’on doit la première théorie rationnelle des macles, Ernest Mallard, Frédéric Wallerant et Georges Friedel qui a proposé la première théorie moderne des macles et une définition de ces dernières : « édifices cristallins formés de l’association de deux ou plusieurs cristaux homogènes de même nature orientés selon des lois déterminées ». La théorie de Friedel reste une référence aujourd’hui, même si la tendance actuelle est à distinguer les macles soit selon leurs propriétés physiques, soit selon la théorie des groupes.

Au niveau des classifications, on trouve deux grands systèmes, l’un s’appuyant sur la morphologie des macles (par accolement ou contact, pénétration, rotation accolement et hémitropie), l’autre dont la référence est le réseau cristallin et l’on trouve les approches de Friedel, Donnay (interprétation cristallochimique du réseau de macles), Nespolo et Ferraris, et d’autres.

Après la deuxième partie qui regroupe les descriptions et théories (dont celle de l’auteur)concernant macles et épitaxies, et explicite donc la première partie envisagée uniquement sous l’angle de l’histoire, la troisième partie nous fait pénétrer dans le monde des merveilles minéralogiques. Après ces développements très spécialisés, ne boudons pas le plaisir des yeux de contempler ces superbes échantillons. La classification proposée s’appuie, cette fois, sur les systèmes minéralogiques : cubique, hexagonal et rhomboédrique, quadratique, orthorhombique, monoclinique et triclinique. Ce chapitre aborde aussi les cristaux mimétiques (association de cristaux simulant une forme connue), les épitaxies célèbres dont la staurolite, les minéraux célèbres sans macles et les fausses macles célèbres, de quoi se délecter entre le vrai et le faux.

Au final, tout le monde trouvera son compte dans cet ouvrage, depuis les historiens et spécialistes du domaine, jusqu’au grand public avide de beaux minéraux. Certes l’auteur veut nous faciliter la lecture en nous proposant un résumé simplifié des théories cristallographiques des macles, mais il n’en reste par moins qu’une base de connaissances solides est nécessaire pour traverser cet ouvrage. À chacun de voir en fonction de ses compétences et de ses aspirations.

La rédaction