• Le fonds

Jura : 10 itinéraires de randonnée détaillés, 10 fiches "découverte"

Auteurs : Patrick Marcel et Didier Quesne
Editeurs : Omniscience, brgméditions
Nombres de page : 256
Prix public : 25 €
Date de parution : 2011

Acheter en ligne cet ouvrage


Les 10 itinéraires proposés ici sont positionnés sur la carte hors texte adossée à la couverture 1. Ils portent principalement sur le Jura central selon un quadrilatère Poligny, Lons-le-Saunier, Champagnole et St-Laurent-en-Grandvaux ; deux itinéraires seulement concernent le sud du Jura, à proximité du département de l’Ain.

Le sujet est d’abord positionné par une brève histoire géologique du Jura qui évoque la succession stratigraphique, la naissance des Alpes, la genèse des modelés récents, les ressources minérales et le modelé humain. Le cœur du livre est évidemment constitué par les 10 itinéraires, tous présentés de la même façon : une carte de l’itinéraire, quelques informations générales (cartes, matériel utile, difficultés de l’itinéraire…), une présentation de chacun des sites sélectionnés agrémentés de photos, de dessins et de coupes géologiques, des encarts sur fond coloré pour faciliter le suivi de l’itinéraire, des adresses utiles et une fiche découverte sur une thématique liée à l’itinéraire (vin et vignobles, flore du Jura, sel et gypse, etc.). L’ouvrage se termine par un glossaire géologique.

Bénéficiant d’une présentation aérée, sous petit format aisément transportable, cet ouvrage est d’un accès aisé pour le promeneur sur le terrain et pour préparer sa randonnée. Il reste aussi à convaincre de la valeur d’usage de cet ouvrage au-delà du seul public averti, car les randonnées proposées peuvent intéresser un plus large public. C’est alors aux différents acteurs (associations, offices de tourisme…) et aux usagers classiques du document d’en faire la promotion en ce sens.

La Rédaction

L’évolution des idées en géologie. Des cosmogonies à la physique du globe

Auteurs : Bernard Balan
Editeurs : Librairie philosophique J. Vrin
Nombres de page : 288
Prix public : 30 €
Date de parution : 2011

Acheter en ligne cet ouvrage


Avec cet ouvrage, l’auteur ne propose pas un manuel soulignant les différentes étapes de la géologie, mais il souhaite partager une réflexion sur cette histoire et son évolution récente, marquée par l’émergence de la tectonique des plaques en 1968, qui souligne une rupture radicale avec les conceptions géologiques précédentes. Le parcours proposé dans le livre va de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe et l’auteur met l’accent sur les domaines des géosciences sur lesquels ont porté les principaux conflits : la stratigraphie avec la scansion du temps (question des Révolutions) et ordre du temps (chronologie relative), et la tectonique (formation des plissements à expliquer à partir d’une physique du globe à créer).

L’histoire se développe depuis les cosmogonies archaïques, soulignant le caractère primordial de l’eau, les cosmogonies spéculatives, les cosmogonies cycliques pour aboutir à la cosmogonie scientifique avec Buffon, Kant, Laplace et d’autres. L’auteur développe ensuite différents éclairages sur les champs conflictuels qu’il s’est proposé d’aborder : L’eau et le feu, Le déluge et les révolutions, Les strates, Les plissements et enfin La physique du globe.

Les premières théories de formation de la Terre s’appuient sur deux concepts quasi mythiques, l’eau et le feu. L’eau est invoquée dans la formation des minéraux et des roches ; elle l’est aussi dans la genèse des sédiments et dans le développement de la tectonique. Le feu correspond à un phénomène constructif de la Terre, s’opposant en cela aux phénomènes de destruction par les eaux. Pour la formation des filons, on en vient à évoquer l’influence de la chaleur centrale et l’injection de substances en fusion à travers les roches en place. Léopold von Buch (1774-1853) s’efforcera de relier ces deux concepts, en associant la géologie profonde (soulèvements, métamorphisme, plutonisme) et la géologie de surface qui montre une récapitulation des grands ensembles géologiques.

Le rôle de l’eau et la religion chrétienne se retrouvent pour assigner au déluge un rôle central, qui se traduit par le temps très court attribué à l’âge de la Terre. Mais, dès les années 1830, le lien entre les phénomènes actuels et le passé de la Terre pouvait correspondre soit à un développement progressif continu, soit une évolution marquée par des discontinuités séparées par des « Révolutions », qui se marquent aussi dans les êtres vivants, ce qui suppose des créations, à l’époque considérées comme surnaturelles.

Avec les strates dont la superposition traduit l’ancienneté relative, on aborde aussi la stratigraphie paléontologique et les fossiles, absent dans les terrains dits primitifs. Superposition et variations dans le contenu paléontologique se retrouvent pour déterminer la succession des strates, un critère qui a fini par s’imposer à la faveur de travaux réalisés dans des régions diverses, donc sur des ensembles d’âge différent. La stratigraphie devient géologie historique.

Parallèlement, la géogénie mythique est devenue tectonique ou géologie dynamique centrée sur les mouvements et les forces dont ils dérivent. On passera ainsi de la stratigraphie à la géométrie, à la reconnaissance des plissements, au concept de géosynclinal et d’effondrement, à l’ordonnancement des ensembles géologiques autour du « faîte primitif », aux mouvements des mers, etc. Dans ce contexte, le Déluge deviendra un évènement banal et d’extension limitée.

Il manque l’explication d’ensemble qui sera fournie par la physique du globe et la tectonique des plaques, dont la théorie de la dérive des continents de Wegener sera un marqueur précoce et prémonitoire. Dans la tectonique des plaques géologie et géophysique profonde se retrouveront pour proposer une explication générale. Comme, on le voit, cette dernière évolution marque une rupture profonde avec des siècles de progrès en géologie en proposant une genèse globale qui dorénavant s’imposera comme cadre général dans lequel s’inscrivent toutes les disciplines des géosciences.

La Rédaction

Théorie et pratique du droit de l’eau

Auteurs : Alan Saout
Editeurs : Éditions Johanet
Nombres de page : 474
Prix public : 2011 €
Date de parution : 2011

Acheter en ligne cet ouvrage


Cet ouvrage s’appuie sur la thèse soutenue par l’auteur en 2007 et constitue un véritable traité sur le droit de l’eau dans la perspective de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA) du 30 décembre 2006 et de la loi du 12 juillet 2010 qui concerne l’engagement national sur l’environnement.

Après une longue introduction philosophique sur la difficulté d’appréhender l’eau par le droit, l’ouvrage est organisé en deux grandes parties, respectivement consacrées à l’« espace normatif » et à l’« ordre normatif » du droit de l’eau. Le premier se caractérise par son hétérogénéité (droit public et droit privé, mesures fiscales, mesures de planification, mesures de police, dispositions incitatives, normes communautaires et transpositions en droit national, etc.), l’ensemble se retrouvant toutefois dans une finalité commune. Le second se retrouve dans la ligne du premier : hiérarchie discontinue d’instruments et relations floues avec l’environnement immédiat, indétermination normative conduisant l’administration à la nécessité de les interpréter, etc.

Depuis la loi du 16 décembre 1964, de nombreux jalons ont marqué l’évolution du droit de l’eau et plus spécifiquement la loi du 3 janvier 1992, la directive cadre européenne 2000/60/CE, et les lois de 2006 et 2010 déjà évoquées. Ce droit reste néanmoins incomplet et se traduit par une organisation administrative et financière manquant de lisibilité. On peut en outre se demander s’il est réellement efficace, même si des avancées ont été acquises avec la réforme territoriale qui réduit le nombre de services impliqués, les crédits de la politique de l’eau relevant toutefois pour l’essentiel des agences de l’eau.

Le droit de l’eau souffre aussi d’une transposition partielle des directives communautaires, dont résultent plusieurs condamnations par la Cour de justice européenne (pollution de l’eau par les nitrates en Bretagne, rejets d’eaux usées, pollution de l’étang de Berre, qualité des eaux de baignade).

Malgré les progrès enregistrés, il faut aller vers une unité et une plus grande cohérence de l’édifice juridique, seul à même de donner sa pleine efficacité au système.

La Rédaction

Guide de l’eau 2011-2012

Auteurs : Collectif

Editeurs : Editions Johanet
Nombres de page : 1188
Prix public : 198 €
Date de parution : 2011

Acheter en ligne cet ouvrage


La 41ème édition du Guide l’eau se place dans la continuité des précédentes éditions, tant sur le plan du découpage que du contenu, les données étant annuellement complétées et actualisées. La présentation du Guide reste inchangée avec un découpage en quatre parties :

I. Le cadre institutionnel (222 p.).
II. Les acteurs (383 p).
III. Les données (109 p.).
IV. L’offre de biens et de services (463 p.).

Ces chiffres de pagination sont similaires à ceux de la version 2010-2011.

Le cadre institutionnel est classiquement abordé par niveau : international, européen, national, régional, bassin, départemental, communal. Comme pour l’exercice précédent, une section spécifique traite des établissements publics de l’État ayant une mission de service public en matière d’eau. Au répertoire des textes législatifs et réglementaires, qui démarre en 1852 et va jusqu’au 19 mai 2010, est joint une table analytique par mots-clefs, ainsi que des textes de référence du droit national (dont la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques et le décret du 25 mars 2007 sur l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, ONEMA) et du droit communautaire (dont la directive 2000/60/CE du 23 octobre 2000 sur la politique communautaire dans le domaine de l’eau, la directive 2006/7/CE sur la qualité des eaux de baignade et la directive 2008/105/CE du 16 décembre 2008 sur les normes de qualité environnementale dans le domaine de l’eau).

Dans la 2ème partie consacrée aux différents acteurs, sont distingués : les pouvoirs publics (par niveau : international, régional, départemental), les organismes d’études et de recherches, les syndicats professionnels, les associations, les ONG, les organismes de formation (initiale, niveaux CAP – BEP et Supérieur, et continue), les laboratoires agréés pour le contrôle sanitaire des eaux (par bassin, arrêtés des 29 novembre 2006 et 11 octobre 2007) et les spécialistes. Sont également présentés les publications et périodiques techniques et professionnels, une liste bibliographique, les sites Web et les bases documentaires.

Classiquement, la 3ème partie sur les données se limite aux programmes d’intervention des six Agences de l’eau. La dernière partie se présente sous la forme d’un annuaire sur l’offre de biens et de services, avec plusieurs volets présentés par ordre alphabétique : fournisseurs (253 p.), marques, rubriques professionnelles, répertoire professionnel d’offre de biens et services par ordre alphabétique des thématiques (146 p.). En fin d’ouvrage, une liste des sigles et abréviations utilisées dans le texte.

Comme pour les années passées, le Guide de l’eau 2011-2012 conserve une forte valeur d’usage comme référentiel documentaire pour tous les acteurs et utilisateurs du secteur de l’eau.

La Rédaction

Dis-moi petite source… Quelques secrets des Naïades

Auteurs : Jean Barbier
Editeurs : Persée
Nombres de page : 170
Prix public : 15,50 €
Date de parution : 2010

Acheter en ligne cet ouvrage


L’ouvrage de Jean Barbier se propose d’expliquer l’origine de la composition des sources tout en replaçant son propos dans le contexte mythologique des Naïades, déesses des sources et au culte des sources qui se perpétue jusqu’à nos jours. Au diagnostic scientifique qui est au cœur de son propos, il associe le mythe, permettant à chacun de laisser voguer son imaginaire. L’eau, fluide par excellence, facilite ce vagabondage.

Du bric-à-brac et de l’alchimie des débuts, la chimie de l’eau s’est ensuite organisée progressivement jusqu’à l’émergence de la classification des éléments de Mendeleïev qui, comme le dit l’auteur, a mis un peu d’ordre dans la maison. L’incidence de l’atmosphère (oxygène, azote, gaz carbonique) est associée à Junon et Jupiter, celle des pluies à ce dernier, sans oublier les influences marines dont Neptune serait responsable avec son cortège d’éléments : chlore, sodium, soufre, magnésium, brome, bore et iode. Vient ensuite la contribution du couvert végétal, orchestrée par Diane, déesse des forêts, et Cybèle, déesse de la nature sauvage, celle du vent, sous la responsabilité d’Eole et celle du soleil qui relève de l’autorité d’Apollon. À Cybèle sont également attribuées des variations inattendues dans la composition des sources, en fonction des roches encaissantes ou selon des évolutions régionales. À Mercure sont associés les échanges d’ions intervenant notamment dans les sources et à Pluton, en particulier, les marques du milieu souterrain (aluminium, calcium, magnésium, potassium, silicium).

La 2ème partie de l’ouvrage est consacrée à l’abondance et à la signification des divers éléments dissous. Les éléments sont ici repris dans leur cadre d’analyse et d’interprétation génétique, en distinguant les éléments indétectables (généralement absents dans les sources, mais que la réglementation oblige à analyser), ceux dont seul l’ordre de grandeur est connu, ceux qui sont caractérisés par leurs anomalies (arsenic, baryum, plomb, sélénium, zinc) et ceux qui ont une signification génétique (azote, calcium, carbone, chlore, fluor, magnésium, oxygène, potassium, silicium, sodium, soufre, strontium).

Le livre de Jean Barbier a le gros avantage de présenter un ensemble de connaissances, sous forme d’un cheminement convivial à travers l’eau et la géologie, les références mythologiques lui donnant une permanence qui traverse les siècles et les croyances. Les sources sont des objets complexes et elles proposent souvent une eau non seulement potable, mais aussi parée de vertus médicinales ou thérapeutiques. À chacun de faire son choix de connaissances ou de promenades géochimiques dans ce sympathique livre.

La Rédaction

Une lecture géologique des paysages à la portée de tous. Névache – Haute vallée de la Clarée

 Auteurs : Jean-Louis Tane
Editeurs : Éditions du Queyras
Nombres de page : 96
Prix public : 9,90 €
Date de parution : 2011

Acheter en ligne cet ouvrage


 

On ne peut que souhaiter la multiplication de ce type de petit ouvrage dans tous les secteurs qui se prêtent à la lecture des paysages, ce qui n’est pas l’apanage du seul massif alpin. En effet, ce petit guide s’appuie principalement sur des photos sur lesquelles les différentes composantes géologiques sont soulignées par une couleur qui rappelle la carte géologique et marquées par des numéros qui renvoient à une légende explicative.

Après un aperçu géologique, principalement consacré à l’évolution alpine et une introduction sur les principales roches rencontrées dans la haute vallée de la Clarée, 8 paysages sont présentés : Buffère, Chardonnet, Lac Rouge – Lac des Béraudes, Rochilles – Rochachille, Muandes – Cula – Ricou, Vallon, environs de Névache et Vallée étroite. Quelques pages sont consacrées aux anciennes mines (charbon, métaux) et carrières (marbre, gypse). L’ouvrage se termine par quelques suggestions de thématiques à regarder : couleur des lichens, liens entre roches filoniennes et encaissant, recherche d’éventuels plissements au sein des formations carbonifères, traces laissées par les anciens glaciers, et la présence d’un bloc énigmatique de gabbro.

Les promeneurs, qu’ils aient ou non des connaissances de géologie, pourront s’imprégner de la lecture géologique des paysages à l’aide du petit guide qui leur est proposé. Un regret, l’absence de carte dans le guide, permettant de situer les différents ensembles paysagers décrits. Une carte topographique annexe est donc indispensable pour s’y retrouver, surtout pour ceux auxquels les noms de pics, cols, lacs… ne sont pas familiers.

La Rédaction