• Le fonds

De la Vendée au Sahara. L’aventure tunisienne du géologue Léon Pervinquière (1873-1913)

Auteurs : Gaston Godard et Jean-Marc Viaud
Editeurs : Éditions du CRVH
Nombres de page : 280
Prix public : 22 €
Date de parution : 2007


Il est toujours intéressant de traverser l’histoire d’une science, en l’occurrence la géologie, non pas à travers des ouvrages de disciplines qui souvent évoquent des anciens mais simplement en les citant, mais au travers du parcours d’un de ses représentants. C’est le cas de cet ouvrage, fruit d’une recherche de bénédictin menée par les auteurs. Car ce n’est pas seulement de l’histoire d’un géologue qu’il est question, mais aussi de celle d’une famille vendéenne, qui plus est a vécu la Monarchie et la Révolution de 1789, curieusement de façon assez enthousiaste vis-à-vis de cette dernière, même si elle a ensuite été opposée à l’insurrection populaire de 1793.

Dès son enfance, Léon Pervinquière, né à La Roche-sur-Yon en 1873, a été habitué à changer d’horizon avec un père fonctionnaire dont les changements d’affectation ont fait partie de la carrière. Est-ce pour cela qu’il n’a eu aucune peine à s’habituer aux vastes espaces tunisiens ? On penserait plutôt aux liens familiaux notamment avec les de Lapparent, dont le célèbre Albert qui fut assurément un guide pour lui. Brillantes études en Sorbonne en sciences naturelles (licence en 1893) puis en sciences physiques (licence en 1897) et un 1er travail sur les buttes coquillères de Saint-Michel-en-l’Herm.

Ayant été accepté au laboratoire de Géologie de la Sorbonne, il retient la Tunisie centrale parmi ses trois sujets de thèse et c’est le début d’une aventure déterminante qui traversera toute sa vie. En 1899, il est nommé préparateur du cours de géologie, puis, en 1901, chef des travaux pratiques en géologie. Le 8ème Congrès géologique international tenu conjointement avec l’exposition universelle de 1900, offre à L. Pervinquièrre l’opportunité de présenter sa 1ère carte géologique à 1/200 000 de Tunisie. Trois ans plus tard, le 30 avril 1903, il soutient sa thèse sur la Tunisie centrale, fruit de 6 ans de travail (1897-1903) et de 3 missions de 6 à 8 mois chacune. L’une de ses contributions est l’étude de la coupe du Kef dans le nord-ouest de la Tunisie, localité type de la limite Crétacé-Tertiaire, aujourd’hui de renommée internationale. Il peut espérer ensuite passer maître de conférences mais, en 1904, il n’obtient que la charge du service des conférences de géologie et paléontologie et, en 1912, il devient chargé et non maître de conférences. Entre temps, en 1911, une épique mission en Tripolitaine le conduit jusqu’à Ghadamès, en marge du délicat bornage des frontières ; il en tirera un livre « La Tripolitaine interdite, Ghadames », publié en 1912. Il meurt en 1913 à 39 ans avant d’avoir obtenu ce poste de maître de conférences et après que l’université de Liège, apparemment plus ouverte que la Sorbonne, lui eut proposé un poste de professeur. Piètre consolation, après sa mort, la localité de Mechiguig devient Fort Pervinquière jusqu’à l’indépendance de la Tunisie en 1956.

On retiendra de lui l’image de ces défricheurs d’espace qu’ont été les grands géologues de l’outre-mer, mais aussi celle d’un passionné de la géologie, de l’enseignement et également de vulgarisation et pas seulement en géologie, avec quelque 200 chroniques scientifiques publiées dans diverses revues. Alors bonne lecture aux amateurs de personnalités humanistes, à culture scientifique étendue, grands géologues de terrain, tout autant qu’enseignants et formateurs, tout ce que fut Léon Pervinquière, après Philippe Thomas, découvreur des phosphates tunisiens, décédé en 1910.

La rédaction

L’Atlas des origines de l’Homme. Une histoire illustrée

Auteurs : Dr. Douglas Palmer
Editeurs : Delachaux et Niestlé
Nombres de page : 192
Prix public : 34,20 €
Date de parution : 2007


Cet ouvrage est une traduction de « The Atlas of Human Origins » paru en 2007 chez New Holland Publishers (UK) Ltd et il est très logiquement organisé en trois parties. La première est une réflexion générale sur l’humanité, notre patrimoine préhistorique et peut-être surtout notre vision changeante du passé s’appuyant sur l’évolution des découvertes, la difficile conciliation avec les récits bibliques et certaines interprétations. À une époque de relance du créationnisme, ce chapitre de réflexions est le bienvenu.

La 2ème partie est plus classique dans son esprit puisqu’il s’agit d’abord d’une mise au point des connaissances concernant nos ancêtres : Homme de Néanderthal, Homo erectus ou homme de Java (et dénominations apparentées), Sinanthropus pekinensis ou Homme de Pékin, Homme de Cro Magnon, etc. D’utiles cartes présentent les sites de découverte et/ou les migrations. Sur le thème de la recherche de notre identité, il s’agit de s’interroger sur les critères distinctifs ou non du genre humain : taille du cerveau, critères de la frontière entre homme et singe, interprétation des outils, etc. Aux Australopithèques est consacré un chapitre spécial : le sujet le mérite mais c’est aussi sans doute pour rendre hommage à l’impériale Lucie. La conclusion vient ensuite naturellement et concerne le chaînon manquant entre le Proconsul de 23 Ma et les Australopithèques et là, l’homme de Toumaï prend toute sa place aux côtés de l’homme d’Orrorin et de l’Ardipithecus.

La 3ème partie porte sur la dispersion de l’Homme au cours des derniers 100 000 ans et l’essor du langage, avec un long développement sur la génétique et l’ADN. En annexe, une bibliographie volontairement réduite (avec des sites internet), un glossaire et un index.

Cet ouvrage est donc plus qu’un simple atlas bien illustré, car il représente aussi une synthèse très actuelle de nos connaissances sur l’évolution humaine. Un lectorat large devrait y trouver son compte d’autant que la rédaction est très accessible. Un ouvrage à recommander pour tous.

La rédaction

Le plein de biocarburants ? Enjeux et réalités

Auteurs : Raoul Caruba
Editeurs : Éditions Johanet
Nombres de page : 280
Prix public : 31 €
Date de parution : 01/01/2008


Cet ouvrage est ambitieux par l’éventail très large des problèmes qu’il traite. Et pourtant, il se lit comme une histoire qu’on vous raconte et peut s’aborder par n’importe quel chapitre. En effet, le module unitaire de lecture est la question posée à laquelle l’auteur répond. Après une introduction qui souligne que l’on ne peut vivre sans eau et que celle-ci peut s’aborder de multiples façons, 169 questions sont posées au travers de 7 chapitres qui permettent d’approcher l’eau dans l’histoire de la Terre (26 questions), sur la Planète Terre (58 questions sur 2 chapitres), dans son lien avec la vie (22 questions), sous l’angle de l’eau que nous buvons (26 questions), sous l’angle politique et des conflits d’usage (17 questions), et au travers des mythes et symboles (20 questions).

La palette couverte est donc très large et l’on pourra toujours dire que les réponses ne sont pas approfondies. Mais l’enjeu est beaucoup plus dans un effort d’interpellation du lecteur au travers de questions qu’il peut être amené à se poser de façon courante. Qu’on en juge plutôt : De quand date la présence d’eau sur Terre ? Quand les océans se sont-ils formés ? N’y aura-t-il plus d’eau sur Terre un jour ? Ou encore : Quelle est l’histoire d’une goutte d’eau de l’atmosphère aux grandes profondeurs de la Terre ? Y-a-t-il une mémoire de l’eau (on se rappelle le conflit généré par cette hypothèse) ? Pourquoi la planète Terre est-elle bleue vue d’en haut ? La vie existe-t-elle dans les calottes glaciaires ou les grands fonds océaniques ? Quel est le besoin d’eau journalier des êtres vivants ? Au chapitre de l’eau que nous buvons : Pourquoi faire payer l’eau ? Comment traiter l’eau et dépolluer ? Ce ne sont que quelques-unes des très nombreuses questions auquel cet ouvrage s’efforce de répondre.

La guerre de l’eau n’aura pas lieu, paraphrasant un certain Jean Giraudoux, nous dit l’auteur. On aimerait partager son optimisme car l’eau apparaît sous-jacente à beaucoup de conflits actuels, même si c’est évidemment l’accès à l’eau tout court qui pose problème de même que les maladies et épidémies liées à l’ingestion d’eau non potable. Rassurons un peu en disant que l’eau est omniprésente dans la culture humaine depuis les origines, dans ses aspects symboliques, mythiques, rituels, et que cela devrait nous rassurer sur la sagesse des nations. Acceptons-en l’augure. Quoiqu’il en soit, on ne peut que partager les conclusions de l’auteur sur le besoin croissant d’eau parallèlement à une pollution elle aussi croissante et sur la nécessité de gérer l’eau de façon concertée. L’eau ne s’use pas, mais ne vidons pas nos réserves plus vite qu’elles ne se renouvellent.

Ce livre est assurément à lire en entier ou simplement à aborder par l’une ou l’autre des questions soulevées. C’est aussi un outil pédagogique où chacun trouvera des éléments de réponse aux multiples questions scientifiques et pratiques qu’il se pose concernant l’eau et qu’il peut, au travers de cet ouvrage, être incité à approfondir.

La Rédaction

L’eau – Une histoire peu ordinaire du Big Bang aux hommes

Auteurs : Raoul Caruba
Editeurs : Éditions Johanet
Nombres de page : 280
Prix public : 31 €
Date de parution : 01/01/2008


Cet ouvrage est ambitieux par l’éventail très large des problèmes qu’il traite. Et pourtant, il se lit comme une histoire qu’on vous raconte et peut s’aborder par n’importe quel chapitre. En effet, le module unitaire de lecture est la question posée à laquelle l’auteur répond. Après une introduction qui souligne que l’on ne peut vivre sans eau et que celle-ci peut s’aborder de multiples façons, 169 questions sont posées au travers de 7 chapitres qui permettent d’approcher l’eau dans l’histoire de la Terre (26 questions), sur la Planète Terre (58 questions sur 2 chapitres), dans son lien avec la vie (22 questions), sous l’angle de l’eau que nous buvons (26 questions), sous l’angle politique et des conflits d’usage (17 questions), et au travers des mythes et symboles (20 questions).

La palette couverte est donc très large et l’on pourra toujours dire que les réponses ne sont pas approfondies. Mais l’enjeu est beaucoup plus dans un effort d’interpellation du lecteur au travers de questions qu’il peut être amené à se poser de façon courante. Qu’on en juge plutôt : De quand date la présence d’eau sur Terre ? Quand les océans se sont-ils formés ? N’y aura-t-il plus d’eau sur Terre un jour ? Ou encore : Quelle est l’histoire d’une goutte d’eau de l’atmosphère aux grandes profondeurs de la Terre ? Y-a-t-il une mémoire de l’eau (on se rappelle le conflit généré par cette hypothèse) ? Pourquoi la planète Terre est-elle bleue vue d’en haut ? La vie existe-t-elle dans les calottes glaciaires ou les grands fonds océaniques ? Quel est le besoin d’eau journalier des êtres vivants ? Au chapitre de l’eau que nous buvons : Pourquoi faire payer l’eau ? Comment traiter l’eau et dépolluer ? Ce ne sont que quelques-unes des très nombreuses questions auquel cet ouvrage s’efforce de répondre.

La guerre de l’eau n’aura pas lieu, paraphrasant un certain Jean Giraudoux, nous dit l’auteur. On aimerait partager son optimisme car l’eau apparaît sous-jacente à beaucoup de conflits actuels, même si c’est évidemment l’accès à l’eau tout court qui pose problème de même que les maladies et épidémies liées à l’ingestion d’eau non potable. Rassurons un peu en disant que l’eau est omniprésente dans la culture humaine depuis les origines, dans ses aspects symboliques, mythiques, rituels, et que cela devrait nous rassurer sur la sagesse des nations. Acceptons-en l’augure. Quoiqu’il en soit, on ne peut que partager les conclusions de l’auteur sur le besoin croissant d’eau parallèlement à une pollution elle aussi croissante et sur la nécessité de gérer l’eau de façon concertée. L’eau ne s’use pas, mais ne vidons pas nos réserves plus vite qu’elles ne se renouvellent.

Ce livre est assurément à lire en entier ou simplement à aborder par l’une ou l’autre des questions soulevées. C’est aussi un outil pédagogique où chacun trouvera des éléments de réponse aux multiples questions scientifiques et pratiques qu’il se pose concernant l’eau et qu’il peut, au travers de cet ouvrage, être incité à approfondir.

La Rédaction

Guide technique. Pompe à chaleur géothermique sur aquifère. Conception et mise en œuvre

Auteurs : Jean Lemale et Daniel Gourmez
Editeurs : BRGM Editions
Nombres de page : 72
Prix public : 30 €
Date de parution : 2008


L’ouvrage s’adresse à tous les acteurs de la filière « Pompe à chaleur géothermique, PAC », en particulier : maîtres d’ouvrage, architectes, bureaux d’études, industriels, particuliers et décideurs publics. Organisé en 10 chapitres, le document présente trois grands domaines thématiques :
* bases de fonctionnement : PAC, éléments constitutifs, aquifères superficiels (chapitres 1 à 3) ;
* détermination des besoins et mise en œuvre d’une solution PAC, domaines d’application (chapitres 4 à 6, et 10) ;
* exploitation et maintenance, montage juridique et financier, investissements, émissions de gaz à effet de serre (chapitres 7 à 9).

Ce sont principalement les PAC à compression qui sont utilisées. La chaleur prélevée dans l’environnement est captée par un fluide caloporteur au niveau de l’évaporateur. La vapeur obtenue est comprimée ce qui augmente sa température, puis condensée permettant de transmettre la chaleur au milieu à chauffer, et le cycle recommence. Au niveau de la caractérisation des aquifères superficiels, on retiendra l’existence d’un système d’information géographique (www.geothermie-perspectives.fr) élaboré en partenariat par le BRGM, l’ADEME, l’ARENE et EDF et qui permet, en un endroit donné, de disposer des caractéristiques des nappes superficielles (0-100 m), d’informations sur le débit possible soutirable et du potentiel de chauffage de ce débit.

Un choix d’équipements adapté est essentiel pour faire face aux besoins (maison, immeuble, lotissement…) et obtenir un bilan énergétique optimisé. Sont ainsi distinguées : la pompe à chaleur réversible, la thermofrigopompe, la pompe à chaleur sur boucle froide. L’annexe 2 présente le cahier des charges d’études de faisabilité d’une opération de géothermie PAC sur aquifère. Une fois mises en place, les installations doivent être surveillées et entretenues, tant en ce qui concerne les installations de surface que les installations de profondeur. Au niveau du montage administratif et financier, on notera l’existence de procédures incitatives. Sur le plan environnemental, les bilans montrent un gain d’environ 70% tant pour les émissions de CO2 que pour celles de NOx par rapport à un système de chaufferie à gaz et un groupe froid.

Destiné à tous les acteurs de la filière, l’ouvrage présente clairement, bien que de façon condensée, l’ensemble des indications nécessaires pour la mise en place de pompes à chaleur géothermiques et sa valeur d’usage est évidente.

La Rédaction

Découvrir le patrimoine de la France - Géosciences n°7/8

Auteurs : Collectif
Editeurs : BRGM
Nombres de page : 252
Prix public : 15 €
Date de parution : 01/03/2008


Cet ouvrage, élaboré à l’occasion de l’Année Internationale de la Planète Terre (2008), est organisé en 4 itinéraires thématiques et s’achève sur des points de vue croisés :
1. Territoires, terroirs et paysages géologiques.
2. L’éducation au développement durable et à l’environnement.
3. Tourisme et géologie.
4. Aménager et mettre en valeur le patrimoine.

D’emblée, l’ouvrage séduit par la richesse de son iconographie (figures et photos) ce qui permet de le feuilleter comme on le ferait avec un atlas. Le découpage en quatre thèmes retenus est destiné à montrer d’abord que le patrimoine géologique n’est pas un objet lointain mais qu’il constitue notre environnement immédiat, ensuite qu’il n’est pas uniquement représenté par des objets à protéger mais qu’il donne lieu à une mise en valeur naturelle ou aidée propice à une diversité d’approches, notamment en matière pédagogique et touristique. L’objectif sous-jacent pourrait être de souligner que le milieu minéral a toute son importance face au tout puissant milieu vivant.

Le 1er itinéraire, qui comporte le plus grand nombre d’articles (13) a pour objectif de souligner la richesse du patrimoine géologique en présentant une diversité de contextes situés dans des cadres juridiques différents (réserves, parcs naturels, sites protégés, etc.). C’est aussi l’occasion d’évoquer le long parcours du combattant pour faire agréer et mettre en place l’Inventaire national du Patrimoine géologique. Qu’on nous permette ici cette remarque complémentaire. Même si l’on peut saluer la ténacité des acteurs qui sont parvenus à ce que l’inventaire soit reconnu et officiellement lancé, on peut s’interroger sur la perspective d’une procédure de labellisation lourde, sans moyens, et qui risque de s’étaler sur de longues années. Par comparaison, la Grande Bretagne, en une douzaine d’années, a labellisé 6 000 sites dont la moitié fait l’objet d’une réglementation et l’autre moitié, de recommandations (suivies) pour prise en compte dans la planification régionale.

Un choix plus restreint (6 articles) est proposé dans le 2ème itinéraire qui fait état soit de considérations générales sur la prise en compte de la géologie et du patrimoine dans l’éducation (3 articles), soit présente des actions spécifiques techniques réalisées (sismologie SISMOS, Muséum de Toulouse) ou encore de l’accueil de certains publics (publics en situation de handicap). Six articles également dans l’itinéraire 3, qui débute par une introduction à l’ouvrage « Le tour de France d’un géologue. Nos paysages ont une histoire » et où l’on retrouve aussi bien des sites remarquables (réserve naturelle du Toarcien, sites de Guadeloupe) que des visions panoramiques (géoparcs, mines) ou une expérience infographique originale de reconstitution de paléopaysages (Vézère).

C’est dans l’itinéraire 4 sur l’aménagement et la mise en valeur du paysage (5 articles) qu’aux côtés du grand classique qu’est la Réserve géologique de Haute Provence, sont évoqués deux grand secteurs de la géologie appliquée : les travaux souterrains et l’eau souterraine. Une intéressante contribution également sur les grands sites au sens de la législation de 1930 sur le patrimoine, qui sont autant de sites géologiques majeurs.

Ce numéro double de Géosciences plaira assurément à un large public, sensible à la beauté et à l’intérêt des sites notamment au travers de la richesse de l’iconographie. Néanmoins, qu’on nous permette de regretter que cet ouvrage ne joue pas son rôle d’alerte sur la fragilité des sites de patrimoine, la nécessaire protection d’une large sélection d’entre eux, notamment au niveau de petits sites, locaux certes mais de grand intérêt pédagogique, la lourdeur des procédures d’inventaire et de labellisation des sites, etc. On regrettera aussi l’absence de vision quantitative des types de sites et d’équipements, qui donnerait à la fois une idée de la richesse de ce patrimoine géologique et de ce qui reste à faire pour le protéger et le mettre en valeur.

Quoiqu’il en soit, un numéro de qualité, dont le survol, la lecture détaillée ou l’approche par un article ou un autre, sont chaudement recommandés.

La Rédaction.