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Les eaux souterraines dans le monde

Auteurs : Jean Margat
Editeurs : Brgméditions, UNESCO
Nombres de page : 190
Prix public : 25 €
Date de parution : 2008


Le grand intérêt de cet ouvrage est de proposer une vision mondiale des eaux souterraines dans le cadre général des ressources en eau. Inutile donc de rechercher un panorama des ressources en eau de France, l’ouvrage ne se place pas à cette échelle. On soulignera d’abord quelques chiffres qui permettent de situer les idées : avec 8 à 10 millions de km3 , les eaux souterraines représentent 98-99% des réserves d’eau douce terrestres (moins de 1% pour les lacs), ce qui ne correspond néanmoins qu’à moins de 1% du volume de l’hydrosphère.

Sur le plan de la consommation, les eaux souterraines ne représentent que 50% de l’approvisionnement en eau du monde. Une partie seulement des réserves est renouvelée par les recharges ; il s’agit principalement des nappes libres. Par rapport aux réserves globales, les pluies annuelles correspondent au mieux à 10 milliards de m3, dont une partie s’infiltre pour la réalimentation des nappes. Ces chiffres montrent que la partie des réserves mobilisables pour la consommation est faible et que le gaspillage de la ressource n’est donc pas de mise.

Un autre intérêt de l’ouvrage est de présenter les grands aquifères de la Terre, dont 37 sont individualisés , ainsi que les grands types d’aquifères mondiaux : karstiques, alluviaux, de socle et volcaniques, avec des cartes de répartition, sauf pour les aquifères alluviaux, trop nombreux et disséminés. Les ressources offertes par les eaux souterraines dépendent beaucoup des stratégies d’exploitation qui certes présentent un volet technique (art du captage d’eau), mais sont également dépendantes de la recharge, de la fragilité et de la vulnérabilité des aquifères, sans oublier les ressources non renouvelables qui constituent un cas particulier.

Globalement, les 2/3 des prélèvements d’eau souterraine se font pour l’irrigation agricole, ¼ est consacré à l’alimentation en eau potable (consommation humaine) et 1/10 aux industries ou aux extractions minières. La situation est évidemment très variable selon les différentes parties du monde.

Les eaux souterraines constituent donc une ressource à la fois limitée et fragile, un patrimoine, qu’il importe de gérer dans une optique durable. Malheureusement, peu de pays se lancent dans l’établissement d’un indice d’exploitation, ratio des prélèvements annuels (à une date donnée) comparé au flux moyen annuel des apports. On aboutit ainsi à de nombreuses situations de surexploitation de la ressource. En Europe, il existe néanmoins de nombreux outils qui permettent d’encadrer les prélèvements d’eau : techniques, juridiques, financiers, sans oublier le bon sens et la concertation entre utilisateurs d’une même ressource.

Cet ouvrage apporte une pierre solide à la connaissance de la variété des situations dans lesquelles se trouvent les ressources en eau souterraine dans le monde. Et même à cette échelle large, les messages sont suffisamment clairs pour que chacun considère que la pérennité de ressources en eau souterraine en quantité et en qualité est un impératif à partager entre tous.

La rédaction

Stratigraphy. Terminology and Practice

Auteurs : Jacques Rey and Simone Galeotti
Editeurs : Technip
Nombres de page : 165
Prix public : 45 €
Date de parution : 2008


Le calage chronologique des formations géologiques est au cœur de la démarche géologique. Après avoir défini les concepts de base de la stratigraphie, l’ouvrage présente les différentes méthodes utilisées en stratigraphie, qu’elles s’appuient sur les roches (lithostratigraphie), des paramètres chimiques (chimiostratigraphie), le magnétisme (magnétostratigraphie), les fossiles (biostratigraphie), ou les isotopes. Ces méthodes sont toujours présentées selon le même plan : définition, terminologie et pratique. Elles se confortent l’une l’autre, ce qui permet souvent de lever les ambiguïtés de la chronologie. Viennent ensuite un chapitre sur des stratigraphies spécifiques, (terrains du socle, Précambrien, terrains volcaniques, Quaternaire et terrains superficiels), un chapitre sur les unités chronostratigraphiques et les corrélations et enfin un chapitre sur la colonne stratigraphique générale telle qu’elle prévaut aujourd’hui.

Le développement consacré à la lithostratigraphie débouche naturellement sur la stratigraphie séquentielle et il englobe la stratigraphie sismique. La chimiostratigraphie, application de la géochimie sédimentaire à la stratigraphie, recouvre la géochimie de certains majeurs (variations de CaCO3 dans les carbonates) et traces (Sr, Mg, Mn, toujours dans les carbonates), ainsi que de quelques isotopes stables (oxygène, carbone, soufre, strontium). La magnétostratigraphie, comme le paléomagnétisme, s’appuie sur le fait qu’un large éventail de roches sédimentaires et volcaniques contient des minéraux magnétiques et repose sur l’hypothèse que la direction du champ magnétique terrestre a été enregistrée dans une roche au moment de sa formation ou à une date ultérieure connue. La biostratigraphie correspond à l’étude de la distribution stratigraphique des fossiles et elle aboutit à distinguer des biozones. Enfin, la géochronologie isotopique s’appuie sur la décroissance naturelle des isotopes radioactifs instables ou la production d’isotopes cosmogéniques. Les mesures directes (K-Ar, Rb-Sr et Sm-Nd sont particulièrement adaptées aux sédiments précambriens dans lesquels la biostratigraphie ne s’applique pas (faute de traces de vie appropriées). La méthode Ar-Ar sur argiles reste matière à discussion. On peut aussi utiliser les méthodes de datation sur minéraux en grain.

Le chapitre sur les stratigraphies spécifiques présente l’intérêt d’aborder les problèmes des tranches de temps qui soulèvent des problèmes particuliers de calage chronologique : temps anciens précambriens et temps récents du Quaternaire et des dépôts superficiels. L’outil stratigraphique aboutit ainsi à définir des unités et des échelles chronostratigraphiques s’appuyant sur des stratotypes. La conclusion de tout ce calage chronologique est l’échelle de temps telle qu’elle est définie aujourd’hui pour l’ensemble des temps géologiques. Un glossaire et une bibliographie complètent l’ouvrage.

Cet ouvrage est véritablement un manuel qui, non seulement explique les fondements de chacune des méthodes abordées, mais indique concrètement comment les utiliser. Il s’agit donc d’un document de travail qui servira à tous les praticiens de ces méthodes et à tous les utilisateurs des résultats auxquels elles conduisent, à qui il peut donner des clefs de compréhension.

La Rédaction

Mâchefers d’incinération d’ordures ménagères. État de l’art et perspectives

Auteurs : ADEME – BRGM
Editeurs : Brgméditions – Dunod
Nombres de page : 248
Prix public : 45 €
Date de parution : 2008


Les mâchefers d’incinération des ordures ménagères (MIOM) sont les résidus solides issus de l’incinération de ces dernières. L’ouvrage vient à la suite du colloque sur les MIOM qui s’est tenu au BRGM en octobre 2001 et son objectif est d’être un vade-mecum complet abordant les thématiques majeures touchant aux MIOM. Il s’appuie aussi sur le bilan de 32 opérateurs français d’installations de traitement des MIOM (ADEME, 2002). La bibliographie est présentée par chapitre.

De 1972 à 2002, plusieurs textes réglementaires ont concerné les MIOM, la circulaire, dite « MIOM », de 1994 distingue trois catégories : V (valorisable), M (maturable) et S (stockable). Les mâchefers représentent 25-30% en poids humide du tonnage de déchets ménagers et assimilés incinérés, l’incinération se faisant dans différents types de fours qui sont décrits dans l’ouvrage. Petit regret ici, que les chiffres de tonnages indiqués remontent à 2002 et qu’il ne soit pas présenté l’évolution des tonnages sur certaines années repères, y compris postérieures à 2002.

Les chapitres suivants portent sur la nature (physico-chimie, matière organique), la réactivité et l’écotoxicité des MIOM, notamment en raison des composés qu’ils renferment. Ces caractéristiques justifient qu’on mette en œuvre des traitements pour améliorer la qualité technique des MIOM, notamment au moyen de liants hydrauliques ou carbonés ou, plus spécifiquement, en fixant les métaux lourds ou les sulfates contenus (ajout d’argile, de phosphates ou d’alumine réactive). La question de l’échantillonnage des MIOM est également soulevée, ceux-ci étant des produits très hétérogènes.

La maturation et l’élaboration des MIOM relève de plates-formes spécialisées classées dans les ICPE . La valorisation des MIOM se fait essentiellement dans le domaine du génie civil : remblais et couches de forme de chaussée. Un cas de confortement de carrières est signalé, les MIOM étant utilisés dans des mortiers de confortement. Les anciens stocks de MIOM nécessitent une approche spécifique qui englobe l’historique du stock, le contexte et l’impact environnemental. Une comparaison entre pays européens souligne des différences significatives en matière de réglementation. Trois pays sont en pointe : les Pays-Bas, le Danemark et la France.

Cet ouvrage se limite volontairement à un certain niveau d’information technique, ce qui lui permet d’aborder tous les thèmes concernant les MIOM, que la bibliographie jointe incite à approfondir. Cette présentation relativement exhaustive dans un ouvrage de petit volume sera certainement bien perçue par différentes catégories de publics : étudiants, enseignants, décideurs, gestionnaires, notamment.

La Rédaction

Les Pyrénées. Histoire géologique (Vol. 1), Itinéraires de découverte (Vol. 2)

Auteurs : Joseph Canérot
Editeurs : Atlantica - Brgméditions
Nombres de page : 516 et 128
Prix public : 55 €
Date de parution : 2008


Bien que placés sous le même coffret, les deux volumes peuvent être utilisés séparément : le premier est une histoire géologique des Pyrénées, présentée selon 12 tranches de temps ; le second rassemble 11 itinéraires de découverte des Pyrénées, qui correspondent à des transversales grosso modo Nord-Sud à travers les Pyrénées françaises et espagnoles.

La controverse majeure des Pyrénées est exprimée dès l’introduction du volume 1 puisqu’il s’agit du rôle attribué à la Faille Nord-Pyrénéenne, traditionnellement considérée comme l’accident pyrénéen majeur. En fait, la question est plus complexe et recouvrirait deux aspects :1) la Faille-Nord-Pyrénéenne correspond-elle en fait à la Faille Nord-Ibérique, c’est-à-dire à la limite entre la plaque ibérique et la plaque européenne ? 2) s’agit-il bien d’une faille ou plutôt d’un ensemble tectonique, la zone de déformation ibéro-pyrénéenne, hypothèse vers laquelle penche l’auteur ?

Quoi qu’il en soit, avant de présenter les 12 chapitres de l’histoire pyrénéenne par tranche de temps, Joseph Canérot propose le découpage d’ensemble de la chaîne pyrénéenne qui, de part et d’autre du cœur ancien constitué par la Haute Chaîne primaire, se subdivise en Zone Nord-Pyrénéenne, Zone Sous-Pyrénéenne et Avant-Pays Aquitain au nord, Zone Sud-Pyrénéenne et Avant-Pays de l’Èbre au sud. Les 12 chapitres constituent une mine d’informations, résultat des propres investigations de l’auteur et de nombreux autres qui ont patiemment tenté de décrypter l’histoire des Pyrénées. Les trois premiers chapitres sont respectivement consacrés à l’héritage hercynien, qui irait du Précambrien sous la discordance cadomienne au Permo-Trias dans lequel, entre autres, 5 épisodes volcaniques sont distingués, et au Trias moyen et supérieur auquel sont rattachées les fameuses ophites. Puis viennent un gros chapitre consacré aux plates-formes carbonatées du Jurassique, un autre consacré à l’importante épisode d’émersion et la bauxitisation en limite Jurassique-Crétacé, tandis que 3 chapitres sont consacrés au Crétacé, 2 au Tertiaire, 1 au Quaternaire, le dernier chapitre tentant une prospective à + 100 Ma. Chaque chapitre est accompagné de coupes et de cartes qui expliquent l’état géologique de la chaîne à chaque étape. De’ nombreuses photos complètent la présentation.

Les 11 itinéraires de découverte (vol. 2) recoupent transversalement les Pyrénées en commençant par les Pyrénées-Atlantiques pour s’achever dans les Pyrénées-Orientales. Tous les itinéraires sont transfrontaliers et comportent entre 6 et 12 arrêts, le plus souvent 7 à 9. Les différents arrêts de chaque itinéraire sont présentés sur une carte de localisation géographique, qui est complétée par une carte géologique, un texte explicatif relativement court et quelques photos de sites majeurs. Tout comme le volume 1, le volume 2 comporte une orientation bibliographique, mais il inclut en outre un glossaire.

Certes, les spécialistes des Pyrénées trouveront certainement à redire sur telle ou telle interprétation développée dans cette présentation des Pyrénées, mais celle-ci a l’avantage de proposer un large éventail de connaissances actualisées couvrant tout le champ de l’histoire de cette chaîne. Enseignants, étudiants et amateurs éclairés y trouveront donc leur compte, d’autant qu’ils peuvent s’appuyer sur les nombreux itinéraires de découverte proposés, qu’ils ont toute latitude de compléter sur tel ou tel aspect par la lecture du tome 1. Cette perspective conforte et élargit l’itinéraire proposé par l’association GeolVal, avec la Route Géologique Transpyrénéenne Aspe-Haut Aragon qui comporte plus de 20 stations équipées de panneaux explicatifs et dont un très beau livret-guide donne le détail. Avant que d’ici 100 Ma l’Espagne ne se retrouve écrasée entre la plaque africaine et la plaque européenne, les Pyrénées ont encore de beaux jours devant elles.

La rédaction

Tectonique et eaux souterraines des Alpes de Nice. Atlas des sources

Auteurs : Pierre de Brétizel, Patrick Focquet
Editeurs : Association Les Amis des Sources - Serre Éditeur
Nombres de page : 231, 1 carte hors texte à 1/130 000
Prix public : 70 €
Date de parution : 2008


Réaliser un travail de bénédictin est devenu une rareté de nos jours chez les géologues, alors que cela reste un objectif pour les historiens et autres spécialistes d’archives. Le présent ouvrage, fruit de 12 ans de travail (1994-2006) de l’association « Les Amis des Sources » constitue une remarquable exception qu’il convient de saluer. S’appuyant sur les cartes géologiques à 1/50 000 et diverses études antérieures, un travail fin d’analyse d’images satellitaires et de photographies aériennes, couplé aux observations de terrain reportées à 1/25 000 et à un inventaire des sources, a permis la réalisation de cette synthèse, à la fois géologique et hydrogéologique.

Voyons les choses de plus près. Deux parties dans cet ouvrage, la première portant sur la géologie des eaux souterraines, la seconde étant consacrée à l’atlas des sources. Après deux chapitres de généralités, on trouve d’abord une analyse de la stratigraphie, envisagée étage par étage, à laquelle fait suite un chapitre consacré à la tectonique, présenté cette fois par ensemble géologique et qui se termine par un essai de chronologie des déformations, depuis l’Éocène inférieur jusqu’à la période actuelle. La géologie sert d’appui à la présentation hydrogéologique puisque les différents aquifères décrits sont regroupés par grands ensembles : socle cristallin (5 systèmes), couverture permo-triasique (4 systèmes), réseaux karstiques de la série Trias – Crétacé inférieur (8 systèmes), et aquifères du Paléogène (5 systèmes). L’approche par système a l’avantage de proposer une perspective localisée qui permet à chacun de s’y retrouver dans un contexte géographique donné. La première partie comporte également une bibliographie et trois annexes consacrées aux sources : caractéristiques physiques, chimiques et biologiques, coordonnées et liste par ordre alphabétique.

La 2ème partie correspond à un atlas à 1/50 000 des différents secteurs de sources (23). Les sources, numérotées, sont reportées sur fond stratigraphique et tectonique, et leurs caractéristiques principales sont présentées sur un tableau annexe. Bien appréhender les données concernant chaque source impose ainsi de prendre en compte non seulement les informations de l’atlas, mais également celles des annexes de la première partie. Enfin, les 164 photos regroupées en fin d’ouvrage portent principalement sur les différents contextes géologiques (tectoniques) et/ou hydrogéologiques et, dans une moindre mesure, sur des plantes typiques (17).

Cet ouvrage, qui n’est certes pas un ouvrage de chevet, mérite un grand succès auprès tant des scientifiques, que des enseignants, des décideurs ou des associations de protection de l’environnement qui y trouveront une matière première abondante et de qualité. Sans oublier les touristes qui, se référant à cet ouvrage, découvriront des réponses aux questions qu’ils peuvent se poser.

La Rédaction

Découverte géologique de Marseille et de son environnement montagneux.

Auteurs : G. Guieu, J. Ricour, J. Rouire & collab.
Editeurs : Éditions Jeanne Laffitte - Brgméditions
Nombres de page : 244
Prix public : 18,5 €
Date de parution : 2008


 
2ème édition en collaboration avec Jean Philip et Raymond Monteau.

Après le succès de la première édition, parue en 1996, et plutôt que de la réimprimer, il a paru préférable de tenir compte des connaissances acquises depuis, qui s’expriment aussi dans la révision de la feuille géologique à 1/50 000 de Marseille. Avec 30 pages de plus, cette deuxième édition a conservé le découpage en 8 chapitres de la première, avec quelques changements de titres.

Le chapitre sur la géologie et les hommes reste en tête de l’ouvrage, une façon de confirmer que la géologie n’est pas qu’une science académique, mais qu’elle sert de socle pour l’exploitation de substances minérales et énergétiques, l’alimentation en eau, l’aménagement et l’appréciation des risques naturels et, plus largement, des questions environnementales. On peut considérer que ce chapitre se prolonge par le chapitre 4 qui est consacré au site de Marseille et plus particulièrement au thème « géologie et urbanisme ». Les autres chapitres portent respectivement sur les différents ensembles géologiques de Marseille et de ses environs.

À tout seigneur tout honneur, le massif des Calanques (chapitre 2) sert d’initiation géologique (stratigraphie, tectonique) tout en proposant un développement opportun sur le système karstiques et les grottes. Avec le chapitre 3 sur la région de Cassis, on part à la recherche d’un continent perdu, tout un programme de reconstitution paléogéographique. Le problème se complique avec les chaînons montagneux à l’est et au nord de Marseille (chapitre 5) où le décryptage tectonique a donné lieu à des confrontations souvent vives entre partisans autochtonistes et nappistes, notamment sur le massif de la Sainte-Baume. L’impressionnant massif de la Sainte-Victoire (chapitre 6) n’est pas seulement un haut lieu de l’impressionnisme, c’est aussi un terrain de controverses dont le guide fait aussi état en rappelant que l’interprétation proposée aujourd’hui n’est pas celle qui avait été avancée dans la 1ère édition. Avec le chapitre 7, on aborde plus spécifiquement les problèmes du Quaternaire avec les systèmes de la Crau et de la Camargue. La Provence dont il est ici fait état est peut-être « sans relief », mais quelle complexité dans la dynamique sédimentaire, les relations avec le littoral, sans oublier l’incidence des inondations sur les activités humaines et l’aménagement du territoire. Après ces excursions en région, cap sur Marseille pour un dernier chapitre (8) qui raconte 250 millions d’années d’histoire géologique. L’ouvrage se termine sur un petit chapitre sur les confusions à éviter entre les traces d’activités humaines et des phénomènes naturels, un glossaire et une table des matières détaillée. La bibliographie est présentée en fin de chaque chapitre.

Au-delà de ces quelques commentaires par chapitre, il faut insister sur la valeur pédagogique du guide : mettre la géologie à la portée du plus grand nombre, qu’ils soient enseignants, étudiants, promeneurs du dimanche ou touristes. Souhaitons à cette nouvelle édition de rencontrer le succès mérité qu’avait initié la première.

La Rédaction