• Le fonds

Terre active, Terre en mouvement, les systèmes d’observation d’une Terre dynamique

Auteurs : Collectif
Editeurs : BRGM
Nombres de page : 124
Prix public : Gratuit (version pdf) - 8 euros €
Date de parution : Avril 2009


Au fil des numéros, la revue Géosciences, la « Revue du BRGM pour une Terre Durable », poursuit sa stratégie de sensibiliser un large public à une diversité de thèmes concernant les géosciences. Cette fois, il s’agit d’aborder la Terre active au travers des systèmes d’observation de cette activité. Vaste sujet, auquel on pourrait consacrer des volumes, d’où l’obligation de se limiter à quelques aspects concernant la Terre profonde et la Terre superficielle, souvent conjointement.

C’est d’ailleurs spécifiquement sur une interaction forte entre ces deux Terres que débute le numéro avec une présentation du programme européen TOPO-EUROPE qui porte sur l’influence respective des processus profonds et des phénomènes de surface sur la genèse de la topographie. Ensuite, les éclairages proposés concernent des thématiques spécifiques où jouent plus ou moins fortement ces interactions, qu’il s’agisse des flux sédimentaires (témoins des reliefs des marges continentales), du rôle du piémont dans l’évolution géomorphologique des montagnes, de l’évolution côtière (en lien avec les mouvements verticaux), de la formation des altérites (« observatoire privilégié d’une Terre dynamique ») ou de l’action des rivières et fleuves (« sentinelles de l’évolution de la planète »). Sur ce dernier thème, un article est consacré à la Loire, terrain d’étude de longue date sur le thème des interactions entre nature et société.

Comme l’annonce l’introduction scientifique du numéro, la mise ne place de réseaux globaux d’observation est devenue une priorité pour la compréhension et la gestion du système Terre, comme en témoigne le GEO (Group on Earth Observations) qui, depuis 2005, associe 75 pays, la Commission européenne et 51 organisations internationales. Un exemple d’un tel partenariat est donné par le « Global Geodetic Observing System for geohazards and global change » qui fait aussi l’objet d’un article. Si l’influence des activités humaines est abordée dans l’article sur la Loire, elle l’est aussi dans deux autres exemples, les effondrements liés à l’extraction du sel et la réponse des barrages aux tremblements de terre.

Comme le dit le rédacteur en chef de la revue dans son « mot » introductif, les maîtres-mots sont « Surveiller, comprendre, prévenir ». Cette stratégie incombe au monde entier au travers des pays, des établissements et des personnels concernés. Mais elle incombe aussi au citoyen dans sa vie de tous les jours, qu’il s’agisse de ne pas construire n’importe où ou n’importe comment, de minimiser l’impact des incendies, d’éviter de gaspiller l’eau ou de la polluer inconsidérément, ou de maintenir une culture du risque. Cette vision citoyenne n’est pas en marge des géosciences, elle les intègre pleinement. Dans cette logique, on peut souhaiter que la revue « Géosciences » se penche un jour sur ces aspects qui nous touchent au quotidien.

La Rédaction

10 enjeux des sciences. Dossier spécial Année Internationale de la Planète Terre

Auteurs : Collectif
Editeurs : Brgméditions
Nombres de page : 124
Prix public : / €
Date de parution : 2009


L’Année Internationale de la Planète Terre (AIPT, 2007-2009) a été riche en évènements de toute nature parmi lesquels les publications tiennent une place significative. Le présent fascicule est à placer dans la catégorie des documents de synthèse prospectifs parmi lesquels on peut aussi ranger le document établi par l’UFG « Les Géosciences au service de l’Humanité. Géologue : acteur-clef de la planète. Enjeux et métiers » paru en 2007 (16 pages).

La présentation adoptée ici regroupe 10 enjeux qui ne prétendent pas couvrir le sujet de façon exhaustive et que l’on peut regrouper en quatre ensembles :
- Le changement climatique, placé en tête du volume pour insister sur l’importance et l’urgence du sujet.
- L’énergie : hydrocarbures (pic pétrolier), charbon (charbon propre), stockage géologique de CO2, uranium et géothermie.
- Les matières premières minérales (métaux et matériaux de construction), auxquelles on peut rattacher l’eau.
- L’aménagement et les risques (risques géologiques, espace souterrain).

Après trois contributions introductives parmi lesquelles on peut souligner la vision intégratrice de X. Le Pichon sur la disparition des frontières entre géosciences fondamentales et appliquées et la nécessité de la pluridisciplinarité dans l’approche des problèmes, chaque présentation aborde une thématique particulière, comportant un texte principal et des encadrés, pour informer sur un point particulier ou mettre l’accent sur une question spécifique : Enjeux politiques et diplomatiques des négociations post 2012 (changement climatique), Améliorer la terminologie et la classification des réserves pétrolières, Plate-forme technologique européenne : Zero Emission Fossil Fuel Power Plants (ZEP), CO2GeoNet, L’évolution technologique pour les réacteurs nucléaires de quatrième génération, etc. Le lecteur pourra ainsi s’informer notamment sur ce qui est très probable ou plus incertain concernant le changement climatique, les conséquences du pic (ou plateau) pétrolier, les possibilités offertes par le stockage de CO2, la R&D dans l’uranium, les perspectives de la géothermie, l’épuisement ou non des ressources minérales, les besoins en eau ou la connaissance des risques géologiques.

Chaque dossier présenté se donne pour objectif de donner un aperçu de synthèse sur la question, sans oublier au passage de faire référence aux institutions qui s’occupent du sujet : BRGM, IFP, AREVA, TOTAL… À l’évidence, ce document sera utile pour un large éventail de lecteurs, avertis toutefois car il ne s’agit pas d’un document pour le plus large public. Nul doute aussi que les enseignants y trouveront matière à alimenter leurs cours ou les étudiants à s’informer.

Certes, on aurait pu concevoir une présentation sous forme de 10 grandes questions pour demain avec le rôle que peuvent jouer les géosciences dans la réponse aux dites questions, ce qui aurait permis de proposer une vision plus intégratrice sur l’énergie, les matières premières ou l’eau et de cibler des questions majeures par rapport à d’autres qui le sont moins. Mais cette approche aurait peut-être eu l’inconvénient de moins mettre l’accent sur les géosciences sensu stricto et risqué de compliquer la recherche d’auteurs. À titre de comparaison, on peut rappeler ici la tentative de l’UFG avec son numéro « Quelques grands enjeux des sciences de la Terre au XXIe siècle » (n°124, mars 2000), une contribution à l’AIPT avant l’heure, dans lequel l’option de soulever des questions avait été retenue : « Quel environnement pour demain ? – Le modèle : une manie ou une nécessité ? Quelles énergies en 2020 et quelles incertitudes ? – Papier, cédéroms, internet : l’avenir des supports de communication – L’érosion des roches et des sols : un problème à l’échelle humaine ? », etc.

Quoiqu’il en soit, on ne peut que recommander la lecture de ce document et suggérer d’approfondir tel ou tel aspect à la faveur de ses propres questionnements.

La rédaction

La géologie : Passé, présent et avenir de la Terre

Auteurs : Claude Allègre et René Dars
Editeurs : Belin
Nombres de page : 304
Prix public : 35 €
Date de parution : Nov. 2009


De nombreux ouvrages de géologie existent, en général destinés aux enseignants et étudiants du Secondaire ou du Supérieur. Il en est peu qui tentent l’exercice, non seulement de toucher le milieu scolaire, mais également d’atteindre le grand public intéressé par ces sujets. C’est le cas du présent ouvrage et tout son mérite de proposer une géologie de base, en 300 pages.

Commencer par l’histoire, comme le fait le chapitre 1 (« Le monde de la géologie ») avec « La naissance de la géologie »est une occasion de parler des grands anciens, mais surtout de montrer comment les grands concepts sur l’origine de la Terre, la notion de temps, l’origine de la vie et l’évolution, la formation des chaînes de montagne et la tectonique des plaques ont émergé lentement et au fil d’une accumulation de démarches scientifiques, même si des intuitions géniales les ont traversées. La suite de cette première partie nous amène logiquement à la tectonique globale, de Wegener à la tectonique des plaques, en présentant les idées qui prévalent aujourd’hui quant à la mécanique de constitution et de fonctionnement de la Terre.

Avec les parties 2 et 3 de l’ouvrage, on rentre dans l’exposé des matériaux et des structures d’une part, du temps des géologues de l’autre. Sur le premier thème, l’exposé est relativement classique, encore faut-il, en 80 pages, traiter des minéraux et des roches, de la formation et de la déformation de ces dernières, et des grands ensembles géologiques (chaînes de montagne et bassins sédimentaires). À noter aussi un chapitre sur les cartes géologiques, bienvenu pour expliquer que l’expression principale de toute connaissance géologique en est sa traduction cartographiée. En face des matériaux géologiques et de leur évolution, c’est le temps qui trace le cadre de déroulement des phénomènes, qu’il s’agisse du couple stratigraphie et paléontologie ou des datations absolues par mesures isotopiques.

La 4ème partie de l’ouvrage (« Les grandes questions de la géologie ») nous amène à la fois à changer d’échelle en abordant les planètes, ainsi que le système Terre et ses enveloppes, mais également à aborder les grandes questions d’actualité concernant les climats, l’évolution, et l’histoire de l’homme. On sait que chacun des sujets a donné lieu à des siècles de recherche et des mètres cubes de publications et d’ouvrages. Les rassembler en 50 pages, témoigne de la maîtrise de la synthèse par les auteurs. L’ouvrage se termine par une 5ème partie consacrée à la géologie économique, qui permet d’aborder les principaux domaines de la géologie appliquée (substances minérales dont l’eau, génie civil et risques naturels), une introduction qui montre à quel point des recherches même pointues peuvent intervenir dans notre quotidien.

Au terme de ce survol, on ne peut que recommander la lecture de cet ouvrage qui tout à la fois apportera des éclairages aux non spécialistes, tout en fournissant des aperçus synthétiques qui peuvent servir à un large lectorat.

La Rédaction

Paysages. Itinéraires d’un géologue

Auteurs : François Michel
Editeurs : Brgméditions, Belin
Nombres de page : 256
Prix public : 32 €
Date de parution : Nov. 2009

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Certains pourront être surpris de découvrir la parution de cet ouvrage un an après « Le tour de France d’un géologue. Nos paysages ont une histoire », par le même auteur et l’un des éditeurs (brgméditions) associé alors à Delachaux et Niestlé . En dehors du fait que ce Tour de France avait un nombre de pages sensiblement plus élevé (384), sa présentation par grande région (Massif armoricain, bassin de Paris, etc.) diffère très nettement de ce volume de Paysages, présentés essentiellement par grand type de processus géomorphologique, les exemples choisis étant pris majoritairement en France mais aussi à l’étranger.

Rentrons un peu dans le détail de ces itinéraires. Au chapitre des roches, deux ensembles de paysages sont sélectionnés : granites (5) et grès (5). Le gros plan sur le granite permet de proposer un aperçu pétrographique sur sa diversité, l’accent étant mis ensuite sur les chaos granitiques et leur genèse. Du côté des grès, les « fantaisies érosives » sont à l’honneur puisqu’on passe des grands plateaux de l’ouest des États-Unis, aux chaos rocheux de Fontainebleau, aux cheminées de fées (Les Mées en Provence ou la Cappadoce turque), ou encore aux falaises dans lesquelles sont creusés les tombeaux de Pétra (Jordanie).

Les autres paysages proposés relèvent tous d’une approche géomorphologique : volcans (24), tectonique (21) essentiellement dans les montagnes jeunes, glaciers (7), déserts (6), formes d’érosion (12), environnements calcaires et karst (15), rivières (6) et littoral (8). Ce découpage par grands types de paysages s’exprime dans le sommaire, le corps du livre étant organisé par paysage sélectionné. Dans toutes les présentations, on a privilégié des textes courts et une très riche iconographie (1 à 4 photos par page, presque toutes de l’auteur). C’est dire que cet ouvrage peut se feuilleter comme un livre d’images et le regard -être attiré par une photo que l’on trouvera particulièrement belle ou insolite ou un nom de site connu (Puy de Dôme, Etna, Mt-Blanc, Himalaya…). Un glossaire en fin de volume peut d’ailleurs aider au repérage. Les textes viennent à l’appui des photos mais ils sont aussi l’occasion d’expliquer des phénomènes et d’apporter des informations scientifiques.

Au-delà du cadeau de Noël ou d’anniversaire, ce livre peut accrocher des publics très divers, y compris des élèves et étudiants, auxquels il apporte la preuve que la géologie, abordée par le terrain et le paysage, est une merveilleuse leçon de choses.

La Rédaction

Les eaux souterraines en France

Auteurs : Collectif
Editeurs : Les enjeux des Géosciences, brgméditions
Nombres de page : 56
Prix public : 15 €
Date de parution : Nov. 2009


Cet ouvrage n’est ni un manuel, ni un condensé du gros ouvrage « Aquifères et eaux souterraines en France » en deux volumes, publié en 2006. Il s’agit d’un document, volontairement court (56 p.), destiné à informer, former, sensibiliser un large public. Cette vocation généraliste explique aussi la contribution apportée par de nombreux organismes à cette parution, qu’il s’agisse de structures d’État et d’établissements publics (MEEDDM , Direction générale de la santé , Agences de l’eau, ONEMA , BRGM) ou de partenaires privés et associatifs (Lyonnaise des eaux, CFH , OIEau ).

La première des trois parties de l’ouvrage permet de découvrir les eaux souterraines : elles sont sous nos pieds, dans des environnements géologiques très divers. L’hydrogéologue est un acteur essentiel de la connaissance et de la gestion quantitative et qualitative de ces eaux. La qualité de l’eau est d’ailleurs placée au premier rang des préoccupations, puisque cette eau est destinée à satisfaire une diversité d’usages et qu’il existe de multiples sources d’atteinte à son bon état (2ème partie). La vocation de la 3ème partie est plus d’informer sur l’organisation de la gestion des eaux souterraines en France, reposant sur une réglementation (européenne et nationale) et différents acteurs. Une riche iconographie, de cartes et schémas principalement, vient en appui aux présentations et contribue à rendre ce document très accessible pour une diversité de publics.

La Rédaction

La France sous nos pieds. Atlas en 50 géocartes

Auteurs : Collectif
Editeurs : Brgmeditions
Nombres de page : 128
Prix public : 28 €
Date de parution : 2009

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Cinquante géocartes pour célébrer 50 ans de vie du BRGM, quoi de plus normal pour un organisme pour lequel la couverture géologique du territoire est resté un des enjeux majeurs durant des décennies. Certes la situation n’est plus la même que dans les années 70, après la reprise du Service de la Carte géologique de la France en 1967, un siècle après sa création. Depuis, la couverture à 1/50 000 est en voie d’achèvement et surtout, avec la numérisation des données, le développement des SIG et des produits 3D, la multiplication des cartes thématiques, etc., les « produits » cartographiques se sont largement diversifiés.

L’Atlas témoigne d’ailleurs de cette diversification et présente le choix de cartes selon un découpage thématique. Suite à une introduction qui met l’accent sur le relief d’une part, les grandes catégories d’objets géologiques de l’autre, les 48 autres documents sont répartis comme suit : Investigation du sous-sol - par géophysique et forages (7), Géologie (12), Matières premières minérales et après-mine (6), Énergies (7), Eau souterraine (8) et Risques naturels (8). Donc moins de rubriques que dans l’ouvrage sur les 50 ans du BRGM (voir note de lecture correspondante), mais un découpage qui suit les grands domaines d’activité du BRGM.

Comme tout ouvrage de ce type, l’atlas peut se consulter en recherchant un type de carte et en regardant sa présentation et son contenu, mais aussi en se plongeant dans les textes qui accompagnent chaque carte, textes qui en explique la genèse, le contenu et l’utilisation. La plupart des cartes portent sur le territoire métropolitain, mais les DOM ne sont pas oubliés avec un composite géologique des quatre DOM, le levé radiométrique de la Guyane et les séismes aux Antilles. N’oublions pas les annexes qui proposent un index des sigles, un répertoire de liens Internet et un récapitulatif des personnes qui ont œuvré à l’atlas.

Les anciens du BRGM seront heureux de découvrir cet atlas qui leur rappellera des souvenirs personnels et les éclairera sur la diversité des produits cartographiques que le BRGM est à même de proposer aujourd’hui. Les enseignants y trouveront des images pour éclairer certains de leurs cours et les collectivités et autres utilisateurs, des idées sur les produits qu’ils peuvent être amenés à commander au BRGM. Bref un outil de sensibilisation et de consultation, en même temps qu’un beau livre d’images.

La Rédaction