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Guide de l’eau 2009-2010

Auteurs : Collectif
Editeurs : Johanet
Nombres de page : pagination multiple
Prix public : 198 €
Date de parution : Août 2009

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La 39ème édition du Guide de l’eau se situe dans la ligne de celles qui l’ont précédée, tant sur le plan du découpage que du contenu, les données étant annuellement complétées et actualisées. La présentation du Guide reste inchangée avec un découpage en quatre parties :
I. Le cadre institutionnel (218 p.).
II. Les acteurs (377 p).
III. Les données (105 p.).
IV. L’offre de biens et de services (453 p.).
Par rapport à la version 2008-2009, les parties II et IV ont été très nettement renforcées.

Le cadre institutionnel est abordé par niveau : international, européen, national, régional, bassin, départemental, communal. Une section spécifique traite des établissements publics de l’État ayant une mission de service public en matière d’eau. Au répertoire des textes législatifs et réglementaires, qui démarre en 1852 et va jusqu’au 11 juin 2009, est joint une table récapitulative par mots-clefs, ainsi que des textes de référence in extenso du droit national (dont la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques et le décret du 25 mars 2007 sur l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, ONEMA) et du droit communautaire (dont la directive 2000/60/CE du 23 octobre 2000 sur la politique communautaire dans le domaine de l’eau, et la directive 2008/105/CE du 16 décembre 2008 sur les normes de qualité environnementale dans le domaine de l’eau).

Dans la 2ème partie consacrée aux différents acteurs, sont distingués (par ordre alphabétique, sauf indication contraire) : les pouvoirs publics (par niveau, international à local), les organismes d’études et de recherches, les syndicats professionnels, les associations, les ONG, les organismes de formation (initiale, niveaux CAP – BEP et Supérieur, et continue), les laboratoires agréés (par bassin, arrêtés du 11 octobre 2007 et 29 novembre 2006) et les spécialistes. Sont également présentés les publications et périodiques techniques et professionnels, une liste bibliographique, les sites Web et bases documentaires. Comme nous l’avons déjà souligné dans une précédente note de lecture, le volet « Formations » mériterait un introductif pour s’y retrouver plus facilement dans l’ensemble des structures et des cursus présentés.

Classiquement, la 3ème partie sur les données se limite aux programmes d’intervention des six Agences de l’eau. Reprenant une remarque déjà faite antérieurement, qu’on nous permettre de formuler le souhait que ce chapitre comporte un index de sources d’information : vous cherchez tel type d’information, où le trouver ?

Le dernier chapitre se présente sous la forme d’un annuaire sur l’offre de biens et de services, avec plusieurs volets présentés par ordre alphabétique : fournisseurs (231 p.), marques, rubriques professionnelles, professionnels par thématique.

En conclusion, fidèle à sa tradition, le Guide de l’eau 2009-2010 conserve une forte valeur d’usage comme référentiel documentaire pour tous les acteurs et utilisateurs du domaine de l’eau. Souhaitons néanmoins que les propositions que nous faisons concernant les parties II (introduction aux formations) et III (index des sources d’information) soient prises en compte dans la prochaine édition afin de faciliter le travail de l’utilisateur.

La Rédaction

Stratotype Lutétien

Auteurs : Didier Merle Coord.
Editeurs : Publ. Sc. du Muséum. Biotope. Brgméditions
Nombres de page : 288
Prix public : 35 €
Date de parution : 2008
 
 

Cet ouvrage est une monographie portant sur un étage majeur et internationalement reconnu du Tertiaire du bassin de Paris. L’accent est mis sur le stratotype tel que défini par Albert de Lapparent en 1883. Le Lutétien se place ainsi entre l’Yprésien au-dessous et le Bartonien au-dessus. La subdivision de l’Éocène en 6 étages remplace le précédent découpage en deux ensembles par Alcide d’Orbigny. Faute d’affleurements de qualité suffisante dans le milieu urbain qu’est Paris alias Lutèce, ce sont deux coupes dites néostratotypes qui ont été retenues dans l’Oise, respectivement à Saint-Leu-d’Esserent et à Saint-Vaast-les-Mello, choisies très postérieurement par Alphonse Blondeau et Claude Cavelier. Ce choix de deux coupes de référence n’exclut d’ailleurs pas d’autres sites remarquables, eux aussi présentés dans cet ouvrage : Grignon et ferme de l’Orme (78), Fleury-la-Rivière et Venteuil (51).

Un premier intérêt du livre est de situer le stratotype dans son environnement historique (grands auteurs de la paléontologie du Lutétien) et géologique (stratigraphie, paléogéographie). Le tableau dressé pour le bassin de Paris est d’ailleurs élargi au Lutétien d’autres régions de France métropolitaine et même du bassin méditerranéen et du monde sous forme de 6 cartes paléogéographiques générales respectivement à 65, 50 (juste avant le Lutétien) et 35 Ma.

Le contenu paléontologique constitue la 2ème grande partie du livre qui propose d’abord un inventaire des collections associées qui vont bien au-delà du seul Muséum national (MNHN), puis 17 planches de fossiles caractéristiques complétées par 18 planches de motifs colorés résiduels de coquilles. Ce foisonnement animal et végétal conduit même les auteurs à parler du Lutétien comme un exemple de « point chaud » de la paléobiodiversité.

La dernière partie porte sur le Lutétien et l’homme. Elle présente d’abord ce que l’on sait de l’extraction à ciel ouvert et surtout souterraine du Lutétien pour laquelle différents systèmes de piliers tournés ont été mis en œuvre, ainsi que la technique par hagues et bourrages. Ce sont différents niveaux du Lutétien qui ont donné la pierre de construction telle qu’elle peut être observée dans le petit nombre d’exemples cités dans le Bassin parisien. L’ouvrage se termine par un chapitre sur le patrimoine géologique, présenté dans sa généralité puis plus spécifiquement en ce qui concerne le Lutétien. En annexe : des sites Web et adresses de musée, une bibliographie et un glossaire.

Abondamment illustré de figures et photos en couleur, cet ouvrage prendra assurément bien sa place dans les bibliothèques géologiques et patrimoniales. Il s’adresse principalement à un public d’étudiants, d’enseignants-chercheurs, de géologues du patrimoine et de géologues amateurs. C’est plus la vocation des balades géologiques dans Paris (voir note de lecture) que d’attirer un public plus large.

La rédaction

Les principes du droit et de l’administration des eaux. Droit interne et droit international

Auteurs : Dante A. Caponera
Editeurs : Johanet
Nombres de page : 544
Prix public : 65 €
Date de parution : Déc. 2009

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2ème édition révisée et mise à jour par Marcella Nanni

Régulièrement, les Éditions Johanet nous proposent des ouvrages de référence concernant l’administration et la gestion de l’eau. La première édition de cet ouvrage datant de 1992, il était important, 15 ans après (2007 pour la version anglaise), d’actualiser la présentation d’un domaine juridique en évolution constante, tout en gardant à l’esprit la pérennité de principes de base et l’importance du contexte historique et géographique dans lequel cette évolution se situe.

C’est d’ailleurs la présentation de ce contexte qui justifie la rédaction des quatre premiers chapitres, le premier étant consacré à l’environnement physique et socio-économique, le 2ème et le 3ème à l’histoire de la réglementation et de la gestion des eaux, et le 4ème à la définition et aux sources du droit des eaux, au carrefour de législations internes et de conventions internationales. Les systèmes juridiques actuels (chapitre 5) se rattachent à cinq grands héritages : le droit coutumier, le droit romain (qui comporte deux branches principales : le droit civil, issu des principes du Code Napoléon - 1804, et la « Common Law », adaptation anglaise du droit romain original + États-Unis), le droit islamique, le droit soviétique et les droits hindou et bouddhiste.

En l’absence de loi écrite ou d’administration de l’eau, certains pays se reposent sur les usages et coutumes locales. L’avantage de ce droit coutumier est de pouvoir s’adapter facilement aux exigences locales. Selon le droit romain, les eaux se répartissent en trois catégories : les eaux communes à tous (ne pouvant faire l’objet de propriété), les eaux publiques (appartenant à une institution publique) et les eaux privées. Dans le droit islamique, le principe de base est la disponibilité de l’eau pour l’ensemble des membres de la communauté, ce qui conduit à ce que la propriété de l’eau soit dévolue à l’État ou au domaine public. Dans l’ancienne URSS, les eaux, qu’elles soient superficielles ou souterraines, relevaient d’un droit exclusif de propriété de l’État. Le système hindou ne perdure que très localement, comme dans le système du Subak de Bali qui s’appuie sur une communauté d’irrigateurs de rizière. Le descriptif des systèmes juridiques actuels est ensuite décliné (Chapitre 6) en différentes grandes régions du monde (Afrique, Asie et Pacifique, Amérique centrale et du Sud, Europe, États-Unis) lesquelles regroupent des pays ayant adopté l’un ou l’autre de ces systèmes juridiques.

La synthèse des présentations qui précèdent se retrouve dans le fondamental chapitre 7 qui regroupe ce que devrait contenir le droit des eaux et sa justification, notamment la planification des ressources en eau, la propriété des eaux, le droit de les utiliser avec ses limitations et ses priorités, la qualité et le contrôle de la pollution, la protection des ouvrages et des territoires, et la mise en application de la législation sur les eaux. Les chapitres qui suivent explicitent ces différents aspects : planification des ressources et droit des eaux (chapitre 8), administration nationale des eaux (chapitre 9), droit international des eaux (chapitres 10, 11 et 12) qui soulève des questions fondamentales comme la délimitation des frontières, la navigation ou les nuisances, et présente l’administration internationale des eaux selon ses principes et sur sa pratique dans diverses régions du monde. Enfin, le dernier chapitre (13) est entièrement dévolu aux aspects juridiques et institutionnels de la gestion des ressources en eaux souterraines et peut être considéré comme une réflexion globale sur l’ensemble des aspects présentés précédemment. L’ouvrage se termine sur un index, la bibliographie étant indiquée à l’issue de chaque chapitre.

Très fouillé et documenté, cet ouvrage présente une grande valeur d’usage pour tous ceux qui sont impliqués dans le droit et l’administration des eaux, qu’il s’agisse d’institutionnels, de décideurs, d’usagers, voire d’historiens, pour qui cet ouvrage est une mine d’informations et de réflexions.

La Rédaction

Géochimie. Géodynamique et cycles. Cours et exercices corrigés

Auteurs : Albert Jambon, Alain Thomas
Editeurs : Dunod
Nombres de page : 406
Prix public : 35 €
Date de parution : 2009

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Ce volume, de cours principalement et d’exercices corrigés, s’adresse aux étudiants des niveaux Licence 3, Master, Capes et agrégation. La première partie rappelle les fondements de la géochimie, d’abord les concepts et processus (mélanges géochimiques et séparation de phases), puis les outils et méthodes dans lesquels les éléments chimiques sont utilisés comme traceurs de processus dynamiques et parmi lesquels les auteurs distinguent les éléments-traces et trois catégories d’isotopes : légers, radioactifs et radiogéniques.

Avec la 2ème partie, on aborde la composition et la structuration chimique du soleil, des météorites et de la Terre pour laquelle sont présentés les grands réservoirs géochimiques : atmosphère, océan, croûte océanique, croûte continentale, manteau et noyau. La géodynamique chimique et les cycles géochimiques font l’objet de la 3ème partie, de loin la plus longue. Y sont successivement présentés : l’énergie interne de la Terre, ses sources et la convection thermique, l’énergie externe (énergie solaire et implications atmosphériques), les cycles biogéochimiques, le cycle de l’eau, la dégradation de la surface terrestre et l’altération de différents types de minéraux et de roches, le transport de la matière solide du continent vers l’océan et dans l’océan, les éléments majeurs les plus abondants dans les roches, l’atmosphère, les fleuves et l’océan, les éléments traces (physico-chimie, distribution et transport), l’interaction avec la biosphère et le cycle du carbone. Cette 3ème partie se termine par le long terme qui reprend la question de l’âge des différentes enveloppes terrestres : noyau et sa différenciation, croûte continentale, croûte océanique, manteau, exosphère. Une bibliographie et un index terminent l’ouvrage.

Cet ouvrage est un manuel d’enseignement et d’étude. Il peut aussi apporter des éléments de connaissance à ceux qui ne sont pas spécialistes de ces questions mais désirent s’informer sur les caractéristiques d’un processus ou les composantes d’un cycle géochimique.

La Rédaction

Collection Balades géologiques dirigée par Patrick de Wever

Auteurs : C. MOREAU - G. BILLET, P. de WEVER, B. BONNEFOY
Editeurs : Les Éditions du Muséum, Biotope, brgméditions
Nombres de page : 32
Prix public : 4 €
Date de parution : 2088, 2009

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Deux fascicules sont parus dans cette collection : Étampes en décembre 2008 et La Rochelle en janvier 2009. Présentés sous un format facile à consulter, celui d’un dépliant (11,5 x 24 cm) d’une trentaine de pages, ces petits fascicules sont accessibles à tous en raison de la nature des stations qu’ils proposent (23 pour Étampes et 15 pour La Rochelle), qui correspondent à des bâtiments pouvant faire l’objet d’une visite touristique et auxquels on apporte un complément géologique. Ces promenades (ou balades) urbaines constituent un complément bienvenu aux habituels itinéraires de campagne plus orientés vers les sites et les paysages. On pourra regretter une petite hétérogénéité dans ces fascicules : la position du plan de la balade en début ou en fin d’ouvrage et la présence ou non d’une bibliographie et d’un glossaire. Mais il s’agit de questions relativement mineures par rapport à l’intérêt de ces promenades.

La Rédaction

Code de l’eau 2ème édition

Auteurs : Bernard Drobenko, Jacques Sironneau
Editeurs : Johanet
Nombres de page : page multiple
Prix public : 149 €
Date de parution : 210

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La 1ère édition de ce Code a été entièrement refondue et actualisée dans cette 2ème édition qui, comme la première, est le fruit d’un partenariat entre un professeur des universités (B. Drobenko) et un juriste du MEEDDM (J. Sironneau). Devenu à pagination multiple , par chapitre, l’ouvrage fait le point de l’évolution réglementaire nationale (métropole et Dom-Tom), européenne et internationale, le repérage étant facilité par la présence d’un index analytique détaillé (16 p.).

Comme la version 1, cette version 2 est organisée en 11 chapitres. Après un rappel des principes sur les différents niveaux du droit (chapitre I), 3 domaines généraux sont abordés : le statut de l’eau (chapitre II), les acteurs (chapitre III), et les planifications (chapitre IV). Les autres chapitres sont thématiques : l’Entretien des milieux et prévention des risques et pollutions (Chapitre V), l’Administration des services publics de l’eau et de l’assainissement (chapitre VI), Le contrôle des opérations entrant dans une nomenclature (chapitre VII), Les contrôles diversifiés des usages (chapitre VIII), La pêche en eau douce et l’administration du patrimoine piscicole (chapitre IX), Le financement et la fiscalité de l’eau (chapitre X), Les sanctions et le contentieux de l’eau (chapitre XI). Chaque chapitre est présenté de la même manière : après une introduction, une revue de la réglementation par sujet, en distinguant les textes réglementaires (essentiel du contenu), la doctrine administrative (éventuellement), la jurisprudence et une bibliographie.

Le Code est principalement destiné à tous les acteurs qui interviennent dans le domaine de l’eau. Il s’agit principalement d’un document à consulter sur telle ou telle question, comme on le ferait avec un répertoire juridique, voire un dictionnaire, c’est-à-dire une consultation régulière ou épisodique. Sur tous les sujets, la réglementation est en constante évolution, ce qui explique d’ailleurs peut-être qu’il ne se soit écoulé que 2 ans entre la 1ère et la 2ème édition ; d’où aussi le lien avec le site internet www.code-eau.com affiché en sous-titre du livre. En tout état de cause, cet ouvrage est un outil de travail majeur dans le domaine de l’eau, à destination de la diversité des usagers concernés.

La Rédaction