• Le fonds

Auteurs : ADEME – BRGM
Editeurs : Brgméditions – Dunod
Nombres de page : 248
Prix public : 45 €
Date de parution : 2008


Les mâchefers d’incinération des ordures ménagères (MIOM) sont les résidus solides issus de l’incinération de ces dernières. L’ouvrage vient à la suite du colloque sur les MIOM qui s’est tenu au BRGM en octobre 2001 et son objectif est d’être un vade-mecum complet abordant les thématiques majeures touchant aux MIOM. Il s’appuie aussi sur le bilan de 32 opérateurs français d’installations de traitement des MIOM (ADEME, 2002). La bibliographie est présentée par chapitre.

De 1972 à 2002, plusieurs textes réglementaires ont concerné les MIOM, la circulaire, dite « MIOM », de 1994 distingue trois catégories : V (valorisable), M (maturable) et S (stockable). Les mâchefers représentent 25-30% en poids humide du tonnage de déchets ménagers et assimilés incinérés, l’incinération se faisant dans différents types de fours qui sont décrits dans l’ouvrage. Petit regret ici, que les chiffres de tonnages indiqués remontent à 2002 et qu’il ne soit pas présenté l’évolution des tonnages sur certaines années repères, y compris postérieures à 2002.

Les chapitres suivants portent sur la nature (physico-chimie, matière organique), la réactivité et l’écotoxicité des MIOM, notamment en raison des composés qu’ils renferment. Ces caractéristiques justifient qu’on mette en œuvre des traitements pour améliorer la qualité technique des MIOM, notamment au moyen de liants hydrauliques ou carbonés ou, plus spécifiquement, en fixant les métaux lourds ou les sulfates contenus (ajout d’argile, de phosphates ou d’alumine réactive). La question de l’échantillonnage des MIOM est également soulevée, ceux-ci étant des produits très hétérogènes.

La maturation et l’élaboration des MIOM relève de plates-formes spécialisées classées dans les ICPE . La valorisation des MIOM se fait essentiellement dans le domaine du génie civil : remblais et couches de forme de chaussée. Un cas de confortement de carrières est signalé, les MIOM étant utilisés dans des mortiers de confortement. Les anciens stocks de MIOM nécessitent une approche spécifique qui englobe l’historique du stock, le contexte et l’impact environnemental. Une comparaison entre pays européens souligne des différences significatives en matière de réglementation. Trois pays sont en pointe : les Pays-Bas, le Danemark et la France.

Cet ouvrage se limite volontairement à un certain niveau d’information technique, ce qui lui permet d’aborder tous les thèmes concernant les MIOM, que la bibliographie jointe incite à approfondir. Cette présentation relativement exhaustive dans un ouvrage de petit volume sera certainement bien perçue par différentes catégories de publics : étudiants, enseignants, décideurs, gestionnaires, notamment.

La Rédaction