• Le fonds

Auteurs : Jacques Rey and Simone Galeotti
Editeurs : Technip
Nombres de page : 165
Prix public : 45 €
Date de parution : 2008


Le calage chronologique des formations géologiques est au cœur de la démarche géologique. Après avoir défini les concepts de base de la stratigraphie, l’ouvrage présente les différentes méthodes utilisées en stratigraphie, qu’elles s’appuient sur les roches (lithostratigraphie), des paramètres chimiques (chimiostratigraphie), le magnétisme (magnétostratigraphie), les fossiles (biostratigraphie), ou les isotopes. Ces méthodes sont toujours présentées selon le même plan : définition, terminologie et pratique. Elles se confortent l’une l’autre, ce qui permet souvent de lever les ambiguïtés de la chronologie. Viennent ensuite un chapitre sur des stratigraphies spécifiques, (terrains du socle, Précambrien, terrains volcaniques, Quaternaire et terrains superficiels), un chapitre sur les unités chronostratigraphiques et les corrélations et enfin un chapitre sur la colonne stratigraphique générale telle qu’elle prévaut aujourd’hui.

Le développement consacré à la lithostratigraphie débouche naturellement sur la stratigraphie séquentielle et il englobe la stratigraphie sismique. La chimiostratigraphie, application de la géochimie sédimentaire à la stratigraphie, recouvre la géochimie de certains majeurs (variations de CaCO3 dans les carbonates) et traces (Sr, Mg, Mn, toujours dans les carbonates), ainsi que de quelques isotopes stables (oxygène, carbone, soufre, strontium). La magnétostratigraphie, comme le paléomagnétisme, s’appuie sur le fait qu’un large éventail de roches sédimentaires et volcaniques contient des minéraux magnétiques et repose sur l’hypothèse que la direction du champ magnétique terrestre a été enregistrée dans une roche au moment de sa formation ou à une date ultérieure connue. La biostratigraphie correspond à l’étude de la distribution stratigraphique des fossiles et elle aboutit à distinguer des biozones. Enfin, la géochronologie isotopique s’appuie sur la décroissance naturelle des isotopes radioactifs instables ou la production d’isotopes cosmogéniques. Les mesures directes (K-Ar, Rb-Sr et Sm-Nd sont particulièrement adaptées aux sédiments précambriens dans lesquels la biostratigraphie ne s’applique pas (faute de traces de vie appropriées). La méthode Ar-Ar sur argiles reste matière à discussion. On peut aussi utiliser les méthodes de datation sur minéraux en grain.

Le chapitre sur les stratigraphies spécifiques présente l’intérêt d’aborder les problèmes des tranches de temps qui soulèvent des problèmes particuliers de calage chronologique : temps anciens précambriens et temps récents du Quaternaire et des dépôts superficiels. L’outil stratigraphique aboutit ainsi à définir des unités et des échelles chronostratigraphiques s’appuyant sur des stratotypes. La conclusion de tout ce calage chronologique est l’échelle de temps telle qu’elle est définie aujourd’hui pour l’ensemble des temps géologiques. Un glossaire et une bibliographie complètent l’ouvrage.

Cet ouvrage est véritablement un manuel qui, non seulement explique les fondements de chacune des méthodes abordées, mais indique concrètement comment les utiliser. Il s’agit donc d’un document de travail qui servira à tous les praticiens de ces méthodes et à tous les utilisateurs des résultats auxquels elles conduisent, à qui il peut donner des clefs de compréhension.

La Rédaction