• Le fonds

Auteurs : Raoul Caruba
Editeurs : Éditions Johanet
Nombres de page : 280
Prix public : 31 €
Date de parution : 01/01/2008


Cet ouvrage est ambitieux par l’éventail très large des problèmes qu’il traite. Et pourtant, il se lit comme une histoire qu’on vous raconte et peut s’aborder par n’importe quel chapitre. En effet, le module unitaire de lecture est la question posée à laquelle l’auteur répond. Après une introduction qui souligne que l’on ne peut vivre sans eau et que celle-ci peut s’aborder de multiples façons, 169 questions sont posées au travers de 7 chapitres qui permettent d’approcher l’eau dans l’histoire de la Terre (26 questions), sur la Planète Terre (58 questions sur 2 chapitres), dans son lien avec la vie (22 questions), sous l’angle de l’eau que nous buvons (26 questions), sous l’angle politique et des conflits d’usage (17 questions), et au travers des mythes et symboles (20 questions).

La palette couverte est donc très large et l’on pourra toujours dire que les réponses ne sont pas approfondies. Mais l’enjeu est beaucoup plus dans un effort d’interpellation du lecteur au travers de questions qu’il peut être amené à se poser de façon courante. Qu’on en juge plutôt : De quand date la présence d’eau sur Terre ? Quand les océans se sont-ils formés ? N’y aura-t-il plus d’eau sur Terre un jour ? Ou encore : Quelle est l’histoire d’une goutte d’eau de l’atmosphère aux grandes profondeurs de la Terre ? Y-a-t-il une mémoire de l’eau (on se rappelle le conflit généré par cette hypothèse) ? Pourquoi la planète Terre est-elle bleue vue d’en haut ? La vie existe-t-elle dans les calottes glaciaires ou les grands fonds océaniques ? Quel est le besoin d’eau journalier des êtres vivants ? Au chapitre de l’eau que nous buvons : Pourquoi faire payer l’eau ? Comment traiter l’eau et dépolluer ? Ce ne sont que quelques-unes des très nombreuses questions auquel cet ouvrage s’efforce de répondre.

La guerre de l’eau n’aura pas lieu, paraphrasant un certain Jean Giraudoux, nous dit l’auteur. On aimerait partager son optimisme car l’eau apparaît sous-jacente à beaucoup de conflits actuels, même si c’est évidemment l’accès à l’eau tout court qui pose problème de même que les maladies et épidémies liées à l’ingestion d’eau non potable. Rassurons un peu en disant que l’eau est omniprésente dans la culture humaine depuis les origines, dans ses aspects symboliques, mythiques, rituels, et que cela devrait nous rassurer sur la sagesse des nations. Acceptons-en l’augure. Quoiqu’il en soit, on ne peut que partager les conclusions de l’auteur sur le besoin croissant d’eau parallèlement à une pollution elle aussi croissante et sur la nécessité de gérer l’eau de façon concertée. L’eau ne s’use pas, mais ne vidons pas nos réserves plus vite qu’elles ne se renouvellent.

Ce livre est assurément à lire en entier ou simplement à aborder par l’une ou l’autre des questions soulevées. C’est aussi un outil pédagogique où chacun trouvera des éléments de réponse aux multiples questions scientifiques et pratiques qu’il se pose concernant l’eau et qu’il peut, au travers de cet ouvrage, être incité à approfondir.

La Rédaction