• Le fonds

Auteurs : François Ramade
Editeurs : Éd. Dunod
Nombres de page : 258
Prix public : 25 €
Date de parution : 2006


Le point d’interrogation dans le titre de ce précis n’est pas anodin. L’auteur y défend en effet assez largement la thèse selon laquelle les dommages humains, économiques et environnementaux des désastres naturels sont grandement dus à l’homme et à son aveuglement. Ses arguments sont développés tout au long du livre et en particulier dans une partie du chapitre 1 intitulée « les causes anthropiques de l’augmentation apparente des catastrophes naturelles » : explosion démographique, urbanisation galopante, sous-développement et dégradation de l’environnement. Tout ceci, sans parler des catastrophes technologiques : marées noires, explosions, Tchernobyl, ruptures de barrages, pollutions diffuses dont les conséquences désastreuses diverses, notamment écologiques, sont soulignées.

Le cœur du livre constitue une revue très complète de ces « désastres naturels » : catastrophes géophysiques (séismes, volcanisme, raz-de-marée) dans le chapitre 2, catastrophes météorologiques (cyclones et ouragans, inondations) dans le chapitre 3, et sécheresse et désertification dans le chapitre 4. Au cours de cette revue, le rôle de l’homme dans les causes et les conséquences de ces catastrophes : aménagements, déforestation, surpaturage, dégradation des sols, glissements de terrain et avalanches devient apparemment de plus en plus important.

Le dernier et volumineux chapitre intitulé « Changements globaux et désastreux naturels » parle en fait du réchauffement climatique à travers les catastrophes du passé, l’effet de serre, les perturbations anthropogéniques et leurs conséquences. Une importante bibliographie (14 p.) et un index terminent le volume.

L’ouvrage est agréable à lire et largement illustré (photos, cartes, croquis, courbes, tableaux) et sa lecture est très recommandée à un large public. Le géologue naturaliste que je suis regrette cependant son orientation un peu trop anthropocentrique (à mon goût). La couleur verte de sa couverture indique d’ailleurs clairement que Dunod le situe dans les sciences de la Vie et non dans les sciences de la Terre (couverture marron).

Michel Bornuat